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Société

Afrique du Sud : L’imam homosexuel Muhsin Hendricks a été tué par balle

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Muhsin Hendricks, qui se revendiquait comme le premier imam ouvertement gay, a été tué par balle samedi près de Port Elizabeth dans le sud de l’Afrique du Sud, a annoncé la police provinciale.

« Vers 10 heures, le défunt (58 ans), l’imam Moegsien Hendricks (son prénom à l’état civil, NDLR) et un chauffeur se trouvaient à bord (d’une voiture)« , indique un communiqué de la police. « Deux suspects inconnus au visage couvert (…) ont commencé à tirer plusieurs coups de feu sur le véhicule« . Une porte-parole de la police a confirmé à l’AFP l’authenticité d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux correspondant manifestement à une attaque ciblée


« Le motif du meurtre est inconnu et fait partie de l’enquête en cours« , a fait savoir la police dans un communiqué. Originaire du Cap, Muhsin Hendricks, selon l’orthographe avec laquelle il était connu, avait fait son coming out en 1996. Il dirigeait la mosquée Al Ghurbaah, à Wynberg près de sa ville d’origine, un lieu de culte ouvert aux LGBTQ « où les musulmans homosexuels et les femmes marginalisées peuvent pratiquer l’islam« , indique le site internet de la fondation adossée à la mosquée.

« Cette mosquée est un espace sûr pour ceux qui vivent à la périphérie de la société musulmane, souvent stigmatisés et ostracisés en raison de ce qu’ils sont, de la façon dont ils choisissent de s’identifier« , poursuit celui-ci. Le documentaire « Le radical« , qui lui a été consacré en 2022, a été présenté dans plusieurs festivals à travers le monde dont « Vues d’en face » à Grenoble, dans le centre-est de la France.


« Le besoin d’être authentique a été plus grand que la peur de mourir« , y confiait Muhsin Hendricks à propos des menaces reçues en raison de son homosexualité. Une porte-parole de la police a indiqué à l’AFP « ne pas vouloir spéculer » sur les motifs du meurtre. L’Association internationale des lesbiennes, gays, bisexuels, trans et intersexes (ILGA World) s’est dite « profondément choquée par la nouvelle du meurtre de Muhsin Hendricks« , dans un communiqué.


Par la voix de sa directrice exécutive Julia Ehrt, ILGA World « demande aux autorités de mener une enquête approfondie » sur ce qu’elle « crai(nt) être un crime de haine« . L’Afrique du Sud, qui compte environ 62 millions d’habitants selon le recensement de 2022, affiche l’un des taux d’homicides les plus élevés au monde. Avec près de 28.000 meurtres enregistrés de février 2023 à 2024, d’après les dernières statistiques annuelles de la police, plus de 75 homicides y sont commis en moyenne par jour.

Source : https://www.voaafrique.com/a/en-afrique-du-sud-muhsin-hendricks-imam-ouvertement-gay-a-%C3%A9t%C3%A9-tu%C3%A9-par-balle/7976342.html

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Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants

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En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés  dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.

Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.

La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.

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RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025

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En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.

En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.

J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.

Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/

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Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère

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Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW. 

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.

« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université« 

Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.

« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse« 

Un problème qui n’est pas récent 

Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.

« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels« 

Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.

Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824

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