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RD Congo : Session extraordinaire des parlementaires pour un plan de sortie de crise
L’Assemblée nationale et le Sénat ont entamé, mardi 4 février, leurs sessions extraordinaires pour proposer un plan de sortie de crise sécuritaire qui couve la partie Est de la RDC.
A l’ouverture de cette session, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, indiqué que le Parlement devra présenter et proposer des stratégies pour une paix durable dans l’Est du pays.
Il a invité les parlementaires à travailler assidument et à faire preuve de sacrifice afin de garantir la victoire de la RDC contre les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda.
« Je vous invite à proposer avec intelligence et sagesse des recommandations appropriées pour un plan de sortie de crise dans le volet politique et diplomatique tout en évitant de retomber dans les erreurs du passé », a plaidé le président la chambre basse du Parlement.
Il a également fait part aux parlementaires de sa conviction à propos de la victoire de la RDC face au Rwanda, tant sur le plan politique que diplomatique.
De son côté, le président du Sénat qui s’est également réuni en session extraordinaire, a souligné que la passivité de la Communauté internationale face à l’agression dont est victime la RDC, constitue un affront non seulement à la RDC, mais aussi aux valeurs universelles de justice et de paix.
Sama Lukonde a aussi déploré le décès d’au moins 900 personnes dans les combats ayant opposé l’armée congolaise au M23, ces derniers jours, dans la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.
Il a fustigé le fait que depuis son accession à l’indépendance, la RDC est la « cible d’un complot international » nourri par la convoitise des richesses inestimables que regorge son sol et sous-sol.
« Malheureusement, cette bénédiction naturelle a engendré une spirale de conflits qui ressurgissent à chaque étape cruciale de notre évolution politique », a martelé Sama Lukonde.
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Congo : Lancement officiel de la campagne présidentielle
La campagne à la présidentielle du 15 mars prochain, en République du Congo, est officiellement lancée. Toujours grand favori, le président sortant Sassou Nguesso brigue un cinquième mandat consécutif. Face à lui une opposition en retrait. Le Chef de l’État était à Pointe Noire ce samedi 28 février, où il a tenu son premier meeting.
« Nous allons gagner », a déclaré Denis Sassou Nguesso samedi à l’ouverture de la campagne pour la présidentielle du 15 mars au Congo-Brazzaville, pays d’Afrique centrale où la réélection du chef de l’État, 82 ans et plus de 40 années cumulées au pouvoir, paraît acquise.
Denis Sassou Nguesso a dirigé une première fois le Congo sous le régime du parti unique de 1979 à 1992, avant de revenir aux affaires après une guerre civile en 1997. Il a annoncé début février sa candidature pour un nouveau mandat de cinq ans qui, selon la constitution, doit être le dernier.
Le militaire de carrière a lancé la campagne samedi par un meeting à Pointe-Noire (sud), capitale économique et pétrolière du pays située sur la côte atlantique.
Six candidats d’opposition ont officialisé leur participation, dont le plus jeune, Destin Gavet, 34 ans, du Mouvement républicain (MR), se lance pour la première fois dans la course.
Mais l’opposition éclatée et muselée a peu de chances de l’emporter face au mouvement présidentiel, le Parti congolais du travail (PCT), qui promet une « vague » en faveur de son « patriarche » sur les affiches de campagne placardées au bord des routes du pays.
Élu en 2002, réélu en 2009, le chef de l’État congolais a pu se représenter et remporter les présidentielles de 2016 et 2021 après un changement de constitution qui a fait sauter en 2015 la limite d’âge (70 ans) et porté à trois le nombre possible de mandats de cinq ans.
L’opposition conteste systématiquement les scrutins remportés par M. Sassou Nguesso depuis 2002.
– Passer le « relais » à la jeunesse –
A Pointe-Noire samedi matin, plusieurs milliers de partisans du président congolais, vêtus de tee-shirts à son effigie, étaient massés autour du rond-point Lumumba pour le premier meeting de leur candidat.
Les commerces ont majoritairement fermé dans la cité côtière, où des militaires et policiers quadrillent les rues couvertes de larges affiches à l’effigie de « DSN » (Denis Sassou Nguesso), « candidat naturel » et « choix de la jeunesse ».
Vêtu d’une chemine blanche ornée d’un éléphant, son symbole, Denis Sassou Nguesso a défilé face aux tribunes dans une décapotable, à l’ombre d’un parapluie le protégeant du brûlant soleil équatorial. « Nous allons gagner! », a-t-il déclaré devant ses supporters en fête.
Le chef de l’État a principalement vanté son bilan économique : développement du réseau routier et des secteurs gazier et agricole, stabilité et confiance des partenaires…
Il s’est engagé à poursuivre la mécanisation de l’agriculture, bâtir des écoles et des universités, développer le tourisme et continuer « le soutien à l’activité économique de la jeunesse », appelant celle-ci à « ne pas perdre espoir ».
« Notre génération est en train de préparer les conditions pour que la jeunesse, un jour, prenne le relais », a-t-il assuré.
« Nous sommes là! », ont scandé les cadres du parti debout dans les gradins, à chacune des pauses dans le discours de leur leader.

Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, assiste à une réception dans le cadre d’une visite d’Etat, à l’hôtel Bristol à Paris, le 22 mai 2025 ( AFP / Leo VIGNAL )
A quelque distance, parmi la foule encerclant la tribune, nombre de jeunes affirment avoir confiance en leur candidat pour un nouveau mandat, mais se disent inquiets d’une situation économique morose.
« On est venus là pour le soutenir, mais le Congolais est en train de souffrir. Ce qu’on souhaite, c’est du travail », a lancé Flora Kouka, habitante de Pointe-Noire, accoudée aux barrières.
Ancienne colonie française, la République du Congo est riche en hydrocarbures, mais près de la moitié de ses quelques six millions d’habitants vit sous le seuil de pauvreté.
« Nous sommes dans la misère », a déploré Deborah Mabiala, infirmière, qui espère que le président « aidera » la jeunesse. L’amélioration de la « sécurité dans les quartiers » démontre, selon elle, la capacité du pouvoir à changer la vie de ses administrés.
Le président congolais a à son crédit d’avoir ramené, d’une main de fer, une certaine stabilité dans un pays marqué par la guerre civile dans les année 1990, et situé dans une région en proie à des conflits.
« La paix et la sécurité, c’est le préalable » au développement, a martelé Denis Sassou Nguesso à la tribune.
ONG et société civile dénoncent régulièrement des atteintes aux libertés publiques et des menaces contre des opposants.
Deux figures de l’opposition à la présidentielle de 2016, le général Jean‑Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sont encore aujourd’hui détenues après avoir été condamnées à 20 ans de prison pour « atteinte à la sécurité intérieure » en 2018 et 2019.
Les deux hommes avaient vivement contesté la victoire officielle de M. Sassou Nguesso, crédité cette fois-là de 60% des suffrages.
La campagne électorale doit s’achever le 13 mars.
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Cameroun : Projet d’emprunt de 1650 milliards FCFA pour financer une partie du budget 2026
Cette mesure, décidée par le président Paul Biya, s’inscrit dans le cadre du projet de loi de finances et vise à couvrir les besoins budgétaires face à un déficit croissant.
Le recours à cet emprunt vise à compenser le déficit budgétaire et à assurer la continuité des programmes publics, face à des besoins financiers croissants dans plusieurs secteurs clés de l’économie.
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Bénin : La présidence dit garder le contrôle après une tentative de coup d’Etat
La situation est confuse au Bénin, où des militaires sont apparus à la télévision d’Etat, dimanche 7 décembre, annonçant « démettre de ses fonctions » le président Patrice Talon, en poste depuis 2016, dans ce qui semble être une tentative de coup d’Etat. De son côté, l’entourage du président a affirmé, auprès de l’Agence France-Presse (AFP), que le président est en sécurité et que l’armée reprend le contrôle.

Plus tôt, un groupe de militaires, qui se proclame « Comité militaire pour la refondation », « réuni dimanche 7 décembre 2025, a délibéré et décidé ce qui suit : M. Patrice Talon est démis de ses fonctions de président de la République », ont-ils déclaré.
« Il s’agit d’un groupuscule de personne qui ont uniquement la télévision. L’armée régulière reprend le contrôle. La ville [Cotonou, la capitale] et le pays sont totalement sécurisés, le président et sa famille aussi », a dit une source militaire dans l’entourage de Patrice Talon, à l’AFP.
« Nous vous invitons à rester à votre domicile »
« Des coups de feu ont été signalés à Camp Guezo, à proximité du domicile du président de la République, M. Patrice Talon », a prévenu l’ambassade de France au Bénin sur X. « Par mesure de sécurité, nous vous invitons à rester à votre domicile jusqu’à nouvel ordre », ajoute-t-elle dans un message adressé à la communauté française sur place.
De son côté, une source militaire a confirmé que la situation était « sous contrôle » et que les putschistes n’avaient pris « ni le domicile du chef de l’Etat », ni « la présidence de la République. » « C’est une question de temps pour que tout rentre dans l’ordre. Le nettoyage suit bien son cours », assure cette source.
Dimanche matin, les accès à la télévision nationale et à la présidence étaient bloqués par des militaires, a constaté un journaliste de l’AFP. Les accès à plusieurs zones, notamment au Sofitel, hôtel cinq étoiles de la capitale économique, tout comme aux quartiers regroupant des institutions internationales étaient également interdits. Aucune présence militaire n’était toutefois signalée à l’aéroport et, dans le reste de la ville, la population vaquait à ses occupations.
L’histoire politique du Bénin est jalonnée par plusieurs coups d’Etat ou tentatives de coups d’Etat. Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016, doit arriver en 2026 au terme de son second mandat, le maximum autorisé par la Constitution. Le principal parti d’opposition est écarté de la course qui opposera le parti au pouvoir et un opposant dit « modéré. » S’il est salué pour le développement économique du Bénin, Patrice Talon est régulièrement accusé par ses détracteurs d’avoir opéré un virage autoritaire dans un pays autrefois salué pour le dynamisme de sa démocratie.
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