Politique
RD Congo : Les présidents Kagame et Tshisekedi attendus samedi à Dar es salaam
Les présidents rwandais Paul Kagame et congolais Félix Tshisekedi participeront samedi à un sommet extraordinaire conjoint de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) au sujet du conflit en République Démocratique du Congo (RDC), a annoncé lundi le Kenya.
Ce sommet, qui se tiendra à Dar es Salaam, capitale économique de la Tanzanie, a été précisé par la présidence kényane, qui dirige actuellement l’EAC. Il intervient dans un contexte de fortes tensions entre Kinshasa et Kigali, après que le groupe armé M23 et ses alliés des forces rwandaises ont pris Goma, la grande ville de l’est de la RDC, et continué de progresser dans la région.
Contexte du conflit
Le conflit en RDC, qui oppose les forces gouvernementales congolaises au groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, a connu une escalade significative ces derniers mois. Le M23, un groupe rebelle principalement composé de Tutsis, a intensifié ses attaques dans l’est de la RDC, provoquant des déplacements massifs de populations et des violences accrues.
Implications régionales
Les tensions entre la RDC et le Rwanda ne sont pas nouvelles, mais elles ont atteint un point critique avec la prise de Goma par le M23. Cette situation a des implications régionales importantes, car elle menace la stabilité de toute la région des Grands Lacs. Les instances africaines régionales, telles que l’EAC et la SADC, ont donc décidé d’intervenir pour tenter de désamorcer le conflit.
Objectifs du sommet
Le sommet de Dar es Salaam vise à trouver une solution pacifique au conflit en RDC. Les discussions porteront sur plusieurs points clés, notamment :
- Le cessez-le-feu immédiat entre les forces gouvernementales congolaises et le M23.
- Le retrait des forces rwandaises de la RDC.
- La mise en place d’un mécanisme de surveillance pour assurer le respect des accords.
- L’engagement des parties prenantes à respecter les droits de l’homme et à protéger les civils.
Rôle des instances africaines
L’EAC et la SADC jouent un rôle crucial dans la médiation de ce conflit. En tant que communautés régionales, elles ont la responsabilité de promouvoir la paix et la stabilité dans la région. Leur intervention montre l’importance de la coopération régionale pour résoudre les crises africaines.
La présidence kényane, en dirigeant actuellement l’EAC, a pris l’initiative de convoquer ce sommet, soulignant l’engagement du Kenya à jouer un rôle de leader dans la résolution des conflits en Afrique.
Perspectives d’avenir
Le sommet de Dar es Salaam représente une opportunité pour les présidents Kagame et Tshisekedi de dialoguer et de trouver des solutions durables au conflit en RDC. Cependant, les défis restent nombreux, et la communauté internationale devra continuer à soutenir les efforts de paix dans la région.
En conclusion, ce sommet extraordinaire est une étape cruciale dans la recherche de la paix en RDC. Les attentes sont grandes, et les résultats de ce sommet pourraient déterminer l’avenir de la région des Grands Lacs.
Politique
Afrique du Sud : Vers un déploiement de l’armée dans les foyers de criminalité
L’Afrique du Sud s’apprête à déployer des unités de l’armée aux côtés de la police dans un délai de dix jours afin de lutter contre une criminalité galopante alimentée par les gangs de drogue et les mineurs illégaux.
L’annonce a été faite mardi 17 février par le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, devant le Parlement.
Les chefs de l’armée et de la police ont finalisé « le plan de déploiement qui débutera dans les dix prochains jours », a précisé le ministre. Cette décision s’inscrit dans une série de mesures musclées prises par le gouvernement pour contenir la violence dans un pays qui affiche l’un des taux d’homicide les plus élevés au monde, avec environ 60 meurtres par jour.
Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé la semaine dernière, lors d’une allocution nationale, l’envoi de troupes dans la province du Cap-Occidental — où se trouve la ville touristique du Cap — ainsi que dans le Gauteng, qui abrite le centre financier de Johannesburg. « Le crime organisé constitue désormais la menace la plus immédiate pour notre démocratie, notre société et notre développement économique », avait-il déclaré.
Certaines zones du Cap sont le théâtre d’affrontements meurtriers entre gangs rivaux qui se disputent le contrôle du trafic de drogue, tandis que des mineurs illégaux opèrent dans les anciens bassins aurifères du Gauteng. Firoz Cachalia a indiqué que l’opération militaire serait également étendue au Cap-Oriental, autre province confrontée à des gangs solidement implantés et à une criminalité liée aux stupéfiants.
La mesure suscite toutefois des critiques. Des experts de la sécurité et des partis d’opposition estiment que les militaires ne sont pas formés aux missions de maintien de l’ordre. D’autres s’interrogent sur le coût du dispositif et y voient l’aveu d’un échec de la police à endiguer la violence.
« Envoyer l’armée à court terme ne réduira pas les 64 meurtres qui ont lieu chaque jour dans ce pays », a lancé Mmusi Maimane, chef du parti libéral Build One South Africa, lors de la séance parlementaire à laquelle assistait le président Ramaphosa.
Politique
Gabon : Suspension des réseaux sociaux « jusqu’à nouvel ordre »
Les autorités gabonaises ont décidé de suspendre tous les réseaux sociaux “jusqu’à nouvel avis”. Depuis un mois, le président Oligui Nguema fait face à sa première vague de contestations sociales qui gagne en intensité.
La Haute Autorité de la Communication (HAC) au Gabon a annoncé mardi la suspension immédiate et « jusqu’à nouvel ordre » des réseaux sociaux sur le territoire gabonais, évoquant un risque de « dérives conflictogènes ».
Dans un communiqué lu mardi soir sur la chaîne de TV publique Gabon 1ère, le porte-parole de la HAC Jean-Claude Mendome a annoncé « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire gabonais jusqu’à nouvel ordre », sans désigner les plateformes concernées, expliquant que des contenus risquaient d’engendrer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions.
La contestation monte
Le président gabonais a été confronté en janvier et février à sa première vague de contestation sociale avec une grève des enseignants qui dure par endroits depuis plus d’un mois.
« La Haute Autorité de Communication (HAC) constate la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais, de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, portant atteinte à la dignité humaine, aux bonnes moeurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale », a énuméré le porte parole de l’institution.
La HAC s’inquiète aussi de « la propagation de fausses informations », de « cyberharcèlement », ou encore de « la divulgation non autorisée de données personnelles ».
Dans son communiqué, la HAC a également « déploré », « l’indifférence » des plateformes et « l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites ».
« Ces agissements sont susceptibles dans le cas du Gabon d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques », a affirmé le porte-parole.
La suspension n’était cependant pas effective dans la nuit de mardi à mercredi, d’après des témoignages sur place.
Politique
Tchad : L’opposant Albert Pahimi Padacké désigné président du CPDP
L’opposant tchadien Albert Pahimi Padacké a été désigné présidé du CPDP par consensus pour un mandat d’un an.
Installé dans les fonctions la semaine dernière, les membres du Cadre permanent de dialogue politique (CPDP) ont tenu leur première plénière ce mardi, marquée par l’installation de Albert Pahimi Padacké à la tête du bureau.
La plénière a procédé à la mise en place d’un bureau composé de dix membres. Pour la première année, la présidence est accordée par consensus à l’opposition. Le chef de file de l’opposition conduite par son chef de file Albert Pahimi Padacké. Il est assisté d’Aziz Mahamat Saleh, de la mouvance présidentielle.
La plénière a mis également un comité pour la rédaction du règlement intérieur de l’organe et un autre pour l’élaboration de son budget de fonctionnement.
Mis en place en juin 2025, le CDPD a pour objectif de favoriser la concertation entre les partis politiques et accompagner la vie démocratique. Il est composé de 30 membres dont 15 de la majorité présidentielle et 15 de l’opposition démocratique. Ne sont membres que les présidents ou secrétaires généraux des partis politiques légalement reconnus.
Source : https://fr.apanews.net/news/tchad-albert-pahimi-padacke-designe-president-du-cpdp/