Société
Côte d’Ivoire : Lancement officiel de la plateforme de digitalisation des actes de justice
Le jeudi 30 janvier 2025, à Dabou, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Jean Sansan KAMBILE, a présidé la cérémonie de lancement officiel de la plateforme de sécurisation et de digitalisation des actes de justice en Côte d’Ivoire. Ce projet phare s’inscrit dans les efforts du gouvernement ivoirien pour moderniser l’administration publique et améliorer l’accès aux services judiciaires pour les citoyens.
Dans son discours, le ministre Jean Sansan KAMBILE a souligné l’importance de cette initiative dans la transformation de l’administration judiciaire. “La justice doit être un service accessible, fluide et transparent pour tous. Aujourd’hui, nous posons un jalon fondamental pour une Côte d’Ivoire plus moderne”, a-t-il déclaré. Ce projet, qui a démarré sous forme de phase pilote dans les juridictions de Dabou et Yopougon, concerne dans un premier temps la digitalisation du certificat de nationalité.
La plateforme vise à garantir la sécurité, la traçabilité et l’efficacité des documents judiciaires. Le certificat de nationalité, pièce clé pour de nombreuses démarches administratives, sera désormais délivré de manière plus rapide et plus sécurisée. La digitalisation permet de lever les obstacles traditionnels tels que la lenteur des procédures, les déplacements contraignants et les risques de falsification. “Cette plateforme marque une avancée décisive dans la modernisation de notre administration judiciaire. Elle répond aux priorités du gouvernement, notamment la lutte contre la fraude documentaire”, a ajouté le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme.
Les innovations technologiques au cœur de la plateforme
Parmi les innovations clés figure le Cachet électronique visible (CEV), un sceau numérique qui remplace les tampons physiques et garantit l’authenticité des certificats de nationalité. Grâce à ce cachet, les documents sont désormais infalsifiables et peuvent être vérifiés instantanément à l’aide de l’application VERIF by ONECI. Cette application mobile permet aux citoyens, institutions et entreprises de vérifier l’authenticité des documents, même hors ligne.
Avantages pour les usagers
La plateforme numérique offre une multitude d’avantages pour les usagers, facilitant considérablement l’accès aux documents judiciaires. Désormais, les citoyens peuvent effectuer leurs demandes en ligne, sans avoir besoin de se déplacer, suivre l’avancement de leur dossier en temps réel, grâce à un système de notifications transparent et fiable, recevoir leurs actes sous format électronique ou physique, avec des garanties d’authenticité renforcées et bénéficier d’une réduction des délais de traitement, rendant les services judiciaires plus réactifs et efficaces. De plus, le certificat de nationalité se décline désormais en deux versions : une version numérique et une version imprimée. Ces deux versions ont la même valeur juridique et produisent les mêmes effets de droit, offrant ainsi plus de flexibilité aux citoyens tout en renforçant la crédibilité des documents à l’échelle internationale. Avec cette innovation, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ouvre une nouvelle ère pour la gestion des actes de justice en Côte d’Ivoire. La plateforme numérique, en plus de simplifier les démarches des citoyens, répond aux enjeux contemporains de sécurité, de transparence et de lutte contre la fraude documentaire. Dans les mois à venir, cette solution sera étendue à toutes les juridictions du pays, selon le ministre, marquant ainsi une étape majeure dans la modernisation de l’administration judiciaire ivoirienne.
Le maire de Dabou soutient l’initiative
Prenant la parole, le maire de Dabou, YEDE Niangne Jean Claude, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation essentielle pour renforcer les fondements de la démocratie et de l’État de droit. “La justice, pilier central de toute société équilibrée, doit être efficace et accessible à tous. La digitalisation des actes de justice représente une avancée majeure pour répondre aux défis actuels, tels que la lutte contre la fraude documentaire et la résolution des lenteurs administratives. Cette plateforme est un symbole de notre engagement collectif en faveur d’une justice plus proche des Ivoiriens, plus fiable et plus performante. Elle permettra de renforcer la confiance des populations envers notre système judiciaire”, a-t-il déclaré.
Société
Côte d’Ivoire : Le prix bord champ du kilogramme de la noix de cajou fixé à 400 FCFA
Le prix plancher bord champ du kilogramme de la noix de cajou est fixé à 400 FCFA pour la campagne 2026. L’annonce a été faite ce vendredi 6 février 2026, à Yamoussoukro par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, à l’occasion des Journées nationales du Producteur de l’anacarde, du coton et du karité.
Ce prix de 400 FCFA/Kg, légèrement en baisse comparé à la campagne précédente s’explique par un repli constaté sur le marché international, accentué par des mesures tarifaires restrictives imposées par les États-Unis. À cela s’ajoute la baisse du dollar, passé de 620 FCFA en 2025 à 565 FCFA aujourd’hui, limitant mécaniquement les marges de manœuvres financières.
Selon le ministre Bruno Nabagné Koné, « La fixation d’un prix prudent mais protecteur s’impose afin de préserver l’écoulement de toute la production nationale tout en sécurisant les revenus des producteurs ».
Il a rappelé l’engagement du Gouvernement, sur instructions du Président de la République, à intervenir financièrement pour soutenir le pouvoir d’achat des producteurs.
Le ministre n’a pas exclu la possibilité d’une révision à la hausse du prix, comme cela fut le cas lors de précédentes campagnes, si la situation au niveau international s’améliorait. En fixant le prix de 400 FCFA/Kg, le Gouvernement entend maintenir la position de leader mondial de la Côte d’Ivoire, tout en garantissant une rémunération attractive à ses braves paysans.
Société
RD Congo : Au moins 200 morts dans l’effondrement d’une mine de coltan
Une série de glissements de terrain a frappé une mine contrôlée par des milices en République démocratique du Congo. L’effondrement a enseveli des personnes vivantes et fait plusieurs morts.
Selon des témoins une partie d’un versant dans la zone minière de Rubaya s’était effondrée mercredi après-midi. Un deuxième glissement de terrain s’est produit jeudi matin.
« Il a plu, puis il y a eu un glissement de terrain qui a emporté des gens. [ …]Certains ont été engloutis, d’autres sont morts dans les puits. Beaucoup sont encore coincés à l’intérieur. » , a révélé Franck Bolingo, mineur.
Vendredi, des dizaines de chiffonniers continuaient à creuser à la pelle sur le vaste site.
Depuis sa résurgence en 2021, le groupe M23 s’est emparé de vastes étendues de l’est de la RDC, riche en ressources, et a pris le contrôle de la mine de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu, en avril 2024, avec l’aide du Rwanda.
La mine de Rubaya produit entre 15 et 30 % de l’approvisionnement mondial en coltan, un minerai essentiel à la fabrication d’appareils électroniques tels que les ordinateurs portables et les téléphones mobiles.
Selon les experts des Nations Unies, le M23 a mis en place une administration parallèle à l’État congolais afin de réglementer l’exploitation de la mine de Rubaya depuis sa prise de contrôle.
Les experts estiment que le M23 tire environ 800 000 dollars par mois de la mine grâce à une taxe de sept dollars par kilo sur la production et la vente de coltan.
Les experts de l’ONU accusent également le Rwanda, qui nie fournir un soutien militaire au M23, d’utiliser la milice pour détourner les richesses minérales de la RDC.
Outre le fait qu’elle contient entre 60 et 80 % du coltan mondial, la partie orientale de la RDC abrite également de vastes réserves d’or et d’étain.
Plusieurs sociétés minières internationales ont temporairement suspendu leurs activités dans l’est du pays en raison de l’avancée du M23.
Source : https://fr.africanews.com/2026/01/31/rdc-un-glissement-de-terrain-meurtrier-frappe-un-site-minier/
Société
Afrique : plus de 100 morts dans des inondations dévastatrices au Mozambique
L’Afrique du Sud a décrété officiellement ce dimanche l’état de catastrophe nationale face aux inondations meurtrières et destructrices qui frappent depuis décembre le pays. Le Zimbabwe et surtout le Mozambique déplorent également des victimes. Selon le dernier bilan dressé par Maputo, rien qu’au Mozambique plus de 100 personnes sont mortes dans diverses circonstances du fait des intempéries.
Des pluies sont encore attendues, des centres d’hébergements d’urgence sont bondés selon Guy Taylor de l’Unicef Mozambique. Et tout le monde n’a pas encore pu être mis à l’abri. « Beaucoup de gens sont encore complètement isolés et attendent des secours. Beaucoup sont coupés des services essentiels dont ils dépendent. Or, les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère ont besoin d’aliments thérapeutiques immédiatement. »
Des soins d’autant plus nécessaires que les inondations accentuent le risque sanitaire : « Le Mozambique connaissait déjà des cas de choléra dans de nombreuses régions, et il est donc très probable que cette inondation accélère sa propagation et celle d’autres maladies, rappelle Guy Taylor. Il est essentiel que nous intervenions dès maintenant pour aider les gens à avoir accès à de l’eau potable. Il faut un accès à des services de santé pour que les enfants puissent être traités et recevoir des vaccinations cruciales ».
Des milliers d’hectares de champs inondés
Pour ne rien arranger, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) cité par Associated Press, 70 000 hectares de champs ont été inondés. « La majorité des gens au Mozambique dépendent d’une agriculture de subsistance. Il est probable que des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes verront leur sécurité alimentaire gravement menacée par ces inondations. »
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