Politique
Bénin: le gouvernement dément les rumeurs de coup d’État
Depuis le jeudi 16 janvier 2025, des rumeurs persistantes circulant sur les réseaux sociaux ont alimenté une vive polémique, évoquant une prétendue déstabilisation du pouvoir en place au Bénin et affirmant que le président Patrice Talon aurait fui le pays face à une tentative de coup d’État. En réponse à ces allégations, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a tenu une conférence de presse en début de ce weekend pour apporter des clarifications et apaiser les inquiétudes.
Les informations concernant une fuite présumée du président Talon vers le Nigéria après une tentative de renversement du régime ont largement circulé, mais ces affirmations sont rapidement rejetées par les autorités. Wilfried Léandre Houngbédji a qualifié ces rumeurs de « totalement infondées ». Il a notamment précisé : « Ceux qui, dans une logique qui est la leur, dans un plan qui leur est propre, ont décrété hier qu’il y avait une situation insurrectionnelle au Bénin, voire qu’il y avait un coup d’État, ils en sont et ils en seront pour leur crédibilité aujourd’hui et demain. »
Le porte-parole a également affirmé que le président Talon poursuit tranquillement son mandat et a présidé, vendredi matin, une réunion à la présidence pour faire le point sur les Vodun Days. Cette rencontre a permis de dresser un bilan de l’événement et de réfléchir aux améliorations à apporter pour l’édition 2026. « Le pays, le Bénin, notre Bénin, est loin des sirènes apocalyptiques que certaines officines s’emploient à faire résonner autour de lui », a ajouté Wilfried Léandre Houngbédji, soulignant la nécessité pour les médias de diffuser des informations fondées sur des faits réels.
Le porte-parole a également rappelé les progrès accomplis par le pays ces dernières années et les efforts déployés par les Béninois pour transformer leur nation. « Les Béninois font désormais des efforts pour s’offrir le Bénin de leurs rêves, aux couleurs de leurs ambitions. Ce n’est pas parce que nous réussissons globalement bien par rapport à d’autres que cela doit susciter de la jalousie ou des allégations infondées », a-t-il ajouté, en réponse aux critiques qui circulent en ligne.
Pour conclure, Wilfried Léandre Houngbédji a réaffirmé que « le Bénin est debout » et que le président Patrice Talon reste pleinement engagé dans l’exercice de ses fonctions jusqu’à la fin de son mandat, prévu dans 16 mois.
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Afrique du Sud : Vers un déploiement de l’armée dans les foyers de criminalité
L’Afrique du Sud s’apprête à déployer des unités de l’armée aux côtés de la police dans un délai de dix jours afin de lutter contre une criminalité galopante alimentée par les gangs de drogue et les mineurs illégaux.
L’annonce a été faite mardi 17 février par le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, devant le Parlement.
Les chefs de l’armée et de la police ont finalisé « le plan de déploiement qui débutera dans les dix prochains jours », a précisé le ministre. Cette décision s’inscrit dans une série de mesures musclées prises par le gouvernement pour contenir la violence dans un pays qui affiche l’un des taux d’homicide les plus élevés au monde, avec environ 60 meurtres par jour.
Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé la semaine dernière, lors d’une allocution nationale, l’envoi de troupes dans la province du Cap-Occidental — où se trouve la ville touristique du Cap — ainsi que dans le Gauteng, qui abrite le centre financier de Johannesburg. « Le crime organisé constitue désormais la menace la plus immédiate pour notre démocratie, notre société et notre développement économique », avait-il déclaré.
Certaines zones du Cap sont le théâtre d’affrontements meurtriers entre gangs rivaux qui se disputent le contrôle du trafic de drogue, tandis que des mineurs illégaux opèrent dans les anciens bassins aurifères du Gauteng. Firoz Cachalia a indiqué que l’opération militaire serait également étendue au Cap-Oriental, autre province confrontée à des gangs solidement implantés et à une criminalité liée aux stupéfiants.
La mesure suscite toutefois des critiques. Des experts de la sécurité et des partis d’opposition estiment que les militaires ne sont pas formés aux missions de maintien de l’ordre. D’autres s’interrogent sur le coût du dispositif et y voient l’aveu d’un échec de la police à endiguer la violence.
« Envoyer l’armée à court terme ne réduira pas les 64 meurtres qui ont lieu chaque jour dans ce pays », a lancé Mmusi Maimane, chef du parti libéral Build One South Africa, lors de la séance parlementaire à laquelle assistait le président Ramaphosa.
Politique
Gabon : Suspension des réseaux sociaux « jusqu’à nouvel ordre »
Les autorités gabonaises ont décidé de suspendre tous les réseaux sociaux “jusqu’à nouvel avis”. Depuis un mois, le président Oligui Nguema fait face à sa première vague de contestations sociales qui gagne en intensité.
La Haute Autorité de la Communication (HAC) au Gabon a annoncé mardi la suspension immédiate et « jusqu’à nouvel ordre » des réseaux sociaux sur le territoire gabonais, évoquant un risque de « dérives conflictogènes ».
Dans un communiqué lu mardi soir sur la chaîne de TV publique Gabon 1ère, le porte-parole de la HAC Jean-Claude Mendome a annoncé « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire gabonais jusqu’à nouvel ordre », sans désigner les plateformes concernées, expliquant que des contenus risquaient d’engendrer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions.
La contestation monte
Le président gabonais a été confronté en janvier et février à sa première vague de contestation sociale avec une grève des enseignants qui dure par endroits depuis plus d’un mois.
« La Haute Autorité de Communication (HAC) constate la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais, de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, portant atteinte à la dignité humaine, aux bonnes moeurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale », a énuméré le porte parole de l’institution.
La HAC s’inquiète aussi de « la propagation de fausses informations », de « cyberharcèlement », ou encore de « la divulgation non autorisée de données personnelles ».
Dans son communiqué, la HAC a également « déploré », « l’indifférence » des plateformes et « l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites ».
« Ces agissements sont susceptibles dans le cas du Gabon d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques », a affirmé le porte-parole.
La suspension n’était cependant pas effective dans la nuit de mardi à mercredi, d’après des témoignages sur place.
Politique
Tchad : L’opposant Albert Pahimi Padacké désigné président du CPDP
L’opposant tchadien Albert Pahimi Padacké a été désigné présidé du CPDP par consensus pour un mandat d’un an.
Installé dans les fonctions la semaine dernière, les membres du Cadre permanent de dialogue politique (CPDP) ont tenu leur première plénière ce mardi, marquée par l’installation de Albert Pahimi Padacké à la tête du bureau.
La plénière a procédé à la mise en place d’un bureau composé de dix membres. Pour la première année, la présidence est accordée par consensus à l’opposition. Le chef de file de l’opposition conduite par son chef de file Albert Pahimi Padacké. Il est assisté d’Aziz Mahamat Saleh, de la mouvance présidentielle.
La plénière a mis également un comité pour la rédaction du règlement intérieur de l’organe et un autre pour l’élaboration de son budget de fonctionnement.
Mis en place en juin 2025, le CDPD a pour objectif de favoriser la concertation entre les partis politiques et accompagner la vie démocratique. Il est composé de 30 membres dont 15 de la majorité présidentielle et 15 de l’opposition démocratique. Ne sont membres que les présidents ou secrétaires généraux des partis politiques légalement reconnus.
Source : https://fr.apanews.net/news/tchad-albert-pahimi-padacke-designe-president-du-cpdp/