Connectez-vous à nous

Politique

Bénin : Romuald Wadagni s’engage à « moderniser » son pays

Publié

le

Elu président avec 94,05% des voix, Romuald Wadagni s’inscrit dans la continuité pour « faire du Bénin un pays moderne ». Infrastructures routières, modernisation urbaine… Les projets à finaliser et à lancer sont nombreux, au moment où la croissance du pays – l’une des plus dynamiques d’Afrique – séduit les investisseurs mondiaux.

Depuis l’été dernier, le nom de Romuald Wadagni revenait déjà au sein des cercles d’influence béninois, comme le potentiel dauphin du président sortant Patrice Talon. Et désormais, le fauteuil du chef lui est cédé. Élu président de la République du Bénin à 94,05% des suffrages exprimés, à l’issue du scrutin du 12 avril, face à son seul challenger Paul Hounkpè. « C’est avec une vive admiration de la maturité politique manifestée lors des élections présidentielles au Bénin que j’adresse mes plus chaleureuses félicitations au président élu », déclare sur X Evariste Ndayishimiye, président du Burundi et de l’Union africaine (UA).

Artisan de la crédibilité financière internationale du pays

Romuald Wadagni, c’est surtout un homme de terrain. Une des chevilles ouvrières de la transformation du Bénin enclenchée pendant la décennie d’exercice de Patrice Talon, ce financier de premier plan – qui a fait ses armes pendant dix-sept ans entre l’Europe, l’Amérique et l’Afrique chez un Big Four comme Deloitte – joue sa partition dès les premières heures en tant que ministre de l’Economie et des Finances. Entre discipline budgétaire, gestion optimale de la dette, réformes structurelles, l’argentier national réussit une remontada de la croissance économique à 7,6% en 2021, alors qu’en pleine période post-Covid, plusieurs pays du continent réfléchissent encore pour trouver des issues. Autres moteurs clés d’une telle performance : la politique industrielle nationale avec le développement de la Zone industrielle spéciale de Glo-Djigbé (GDIZ) qui attirent des entreprises et partenaires d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Afrique, avec une stratégie de transfert des compétences en faveur des jeunes et des femmes; les politiques déployées autour des industries culturelles et créatives (ICC) avec notamment les Voduns Days et le tourisme avec la suppression des visa pour les Africains et la naturalisation des afro-descendants américains. 

Source : https://www.latribune.fr/article/afrique/72000704314268/avec-des-chantiers-en-cours-et-a-venir-romuald-wadagni-s-engage-a-moderniser-le-benin

Politique

Burkina Faso : Le gouvernement annonce la dissolution de 118 associations

Publié

le

Le Burkina Faso poursuit la refonte de son espace institutionnel et associatif avec une nouvelle décision majeure prise ce mercredi, marquée par la dissolution de 118 associations, dans la continuité des réformes engagées depuis janvier dernier.

Le Burkina a franchi une nouvelle étape dans la restructuration de son paysage associatif. Ce mercredi, le gouvernement a annoncé la dissolution de 118 associations opérant dans divers secteurs, invoquant leur non-respect des dispositions légales en vigueur.

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a indiqué dans un communiqué officiel que ces organisations sont désormais « réputées dissoutes » conformément à la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association. Elles sont, de ce fait, interdites d’activités sur l’ensemble du territoire national, toute violation exposant les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.

Les structures concernées interviennent dans des domaines variés, notamment les droits humains, la protection de l’enfance et des femmes, l’environnement, la santé – en particulier la lutte contre le VIH/Sida –, la promotion de l’emploi décent, la citoyenneté ainsi que les droits civils et politiques. D’autres œuvraient également dans les secteurs de l’éducation, de la scolarisation et de l’intégration africaine, avec des responsables issus de profils divers.

Dans son communiqué parvenu à APA, le ministre d’État a appelé au respect strict des textes en vigueur et exhorté les responsables associatifs à se conformer aux exigences légales dans les délais prescrits, insistant sur « le sens élevé du civisme et de responsabilité » attendu des citoyens.

Cette décision du mercredi s’inscrit dans une dynamique plus large de refondation de l’État burkinabè, engagée depuis le début de l’année. En janvier, le Conseil des ministres, réuni sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, avait déjà acté la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques du pays. Cette mesure, justifiée par un « diagnostic profond du système partisan », s’inscrivait dans le cadre de la Révolution progressiste populaire (RPP) et visait, selon les autorités, à corriger les dérives du système politique et à renforcer la cohésion nationale.

Source : https://fr.apanews.net/community/burkina-118-associations-dissoutes/

Continuer à lire

Politique

Bénin : Romuald Wadagni élu président avec plus de 94 % des voix

Publié

le

Candidat de la majorité, le ministre des Finances Romuald Wadagni succède à Patrice Talon à la tête d’un pays qui connaît un boom économique mais fait face à une augmentation des violences djihadistes.

Le Bénin a un nouveau président et son nom n’est pas du tout une surprise. Candidat de la majorité, Romuald Wadagni a été élu à la tête de ce pays ouest-africain sur un score écrasant de plus de 94 %.

Le ministre des Finances succède à Patrice Talon qui tire sa révérence après deux quinquennats, conformément à la Constitution, pendant lesquels le Bénin a connu un boom économique mais aussi une augmentation des violences djihadistes dans le nord et un tour de vis sur les libertés publiques.

Une participation à 58,75 %

Romuald Wadagni a obtenu 94,05 % des suffrages, selon les résultats provisoires proclamés dans la nuit de lundi à ce mardi par la Commission électorale nationale indépendante (Cena), sur 90 % des bulletins dépouillés. Son unique rival, l’opposant modéré Paul Hounkpè qui avait reconnu sa défaite dès lundi après-midi, obtient 5,95 %. Les résultats définitifs seront proclamés par la Cour constitutionnelle.

« Le droit de vote a pu s’exercer en toute sérénité sur chaque centimètre carré de notre territoire », a déclaré Sacca Lafia, le président de la Cena, au sujet du scrutin qui s’est tenu dimanche. La participation s’élève à 58,75 %. Elle a vraisemblablement été plus importante en zone rurale que dans les deux principales villes du pays, Cotonou et Porto-Novo, où de nombreux bureaux ont connu une faible affluence.

Un scrutin joué d’avance

La plupart des observateurs estimaient que le scrutin était joué d’avance, tant Paul Hounkpè apparaissait comme un opposant de faible envergure face au rouleau compresseur Wadagni, adoubé par le chef de l’Etat sortant et soutenu par les deux partis de la majorité. Paul Hounkpè avait par ailleurs eu besoin des parrainages d’élus de la majorité pour participer au scrutin. Et le principal parti d’opposition, Les Démocrates, était absent de l’élection, faute d’un nombre suffisant de parrainages.

La mission électorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) déployée au Bénin a pour sa part salué « un climat de paix » et une « bonne organisation du scrutin ».

La presse de son côté évoque tantôt « Une élection globalement calme et bien organisée », selon le Télégramme, « des indices d’un hold-up électoral » pour Le Patriote, ou un « Wadagni en route pour la Marina », le palais présidentiel, pour le Matin libre. Et si la Cena s’est félicitée d’un vote dans le calme, la plateforme de surveillance électorale mise en place par la société civile rapportait dimanche des incidents avec des bureaux de vote ayant ouvert en avance et des urnes parfois déjà remplies avant l’ouverture.

Outre l’enjeu sécuritaire du nord, l’un des principaux défis du nouveau président sera de poursuivre les transformations économiques du pays en rendant notamment la croissance plus inclusive. L’un des axes de son programme concerne la lutte contre la pauvreté, estimée à 30 %, à l’heure où de nombreux Béninois se plaignent de ne pas bénéficier des fruits de la croissance.

Source : https://www.20minutes.fr/monde/4218262-20260414-benin-romuald-wadagni-elu-president-score-ecrasant-94

Continuer à lire

Politique

Bénin : Les électeurs aux urnes pour désigner le successeur de Patrice Talon

Publié

le

Après deux quinquennats du président Patrice Talon, les électeurs béninois sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur nouveau chef de l’État. Entre croissance forte, inégalités persistances et défis sécuritaires, France 24 fait le point sur les enjeux du scrutin.  

Un match sans grand suspens. Quelque huit millions d’électeurs sont appelés aux urnes au Bénin, dimanche 12 avril, pour élire le prochain président de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, après dix années de gouvernance du chef de l’État Patrice Talon

Fait inhabituel, seuls deux candidats sont parvenus à faire valider leurs candidatures : Romuald Wadagni, dauphin du président et actuel ministre des Finances et Paul Hounkpè, un ancien ministre de la Culture, considéré comme un opposant modéré.

La principale formation d’opposition Les Démocrates a été exclue de la course faute de parrainages suffisants. Depuis, le parti a implosé et deux de ses ténors du mouvement ont rallié Romuald Wadagni.

Un contexte très favorable donc au candidat du pouvoir qui a multiplié les meetings à travers le pays dans la dernière ligne droite de la campagne face à un opposant plus discret.  

La participation scrutée 

Si l’issue du scrutin semble faire peu de doutes, le taux de participation sera néanmoins scruté avec attention souligne le rédacteur en chef du service Afrique de France 24, Stéphane Ballong. « De ce taux dépendra la légitimité du président qui sera élu ce 12 avril. Peut-on être légitime pour diriger un pays de 15 millions d’habitant si la grande majorité des 7,9 millions d’électeurs ne se déplacent pas pour voter ? » interroge-t-il.  

Une question d’autant plus importante que la participation aux élections est « en baisse » ces dernières années au Bénin, poursuit-il.  

Celle-ci s’était établi à 50 % lors de la dernière présidentielle contre 65 % lors du scrutin de 2016 qui avait porté Patrice Talon au Pouvoir. 

Un test pour la présidence Talon 

Dans cette élection, le taux de participation, tout comme le résultat de Romuald Wadagni, feront office de test pour le bilan présidentiel de Patrice Talon, loué pour le développement économique du pays mais critiqué sur le plan de la gouvernance.  

Sous sa présidence, le pays a enregistré une croissance annuelle moyenne de 6 %, soit l’une des plus rapides d’Afrique de l’Ouest, porté notamment par les exportations de coton dont le Bénin est l’un des plus gros producteurs. Une politique de grands travaux, l’essor du tourisme et l’afflux d’investissements étrangers ont dans le même temps contribué à la modernisation du pays et à l’amélioration des services publics. 

Les détracteurs de Patrice Talon fustigent néanmoins une croissance inégalitaire, pointant du doigt le taux de pauvreté toujours élevé, (autour de 30 %) mais aussi et surtout la dérive autoritaire de Patrice talon qu’ils accusent d’avoir verrouillé le système politique.  

En cause : le durcissement des règles électorale, la réduction des partis politiques et la répression des opposants. Plusieurs figures de premier plan comme Reckya Madougou et Joël Aïvo ont été condamnés à de lourdes peines de prison pour des crimes (financement du terrorisme et complot contre la sureté de l’Etat). D’autres ont tout simplement quitté le pays. 

Lors de la campagne, le candidat du pouvoir a promis de « continuer, amplifier » mais aussi de « corriger » l’action de son prédécesseur. Faut-il y voir le signe d’une plus grand clémence ?  

« Patrice Talon n’est pas favorable à ce que les opposants emprisonnés soient graciés mais son successeur pourrait le faire » suggère le journaliste béninois Francis Kaptindé. 

Menace jihadiste  

Autre enjeu et non des moindres la question sécuritaire liée à la progression des groupes jihadistes au nord, dans les zones frontalières avec le Burkina, le Niger et le Nigéria.  

Le 25 avril 2025, 54 soldats béninois sont morts dans des attaques coordonnées du JNIM (le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), lié à Al-Qaïda, qui demeurent à ce jour les plus meurtrières. 

Une menace qui a bien failli coûter sa place au président Talon, victime le 7 décembre dernier d’une tentative de putsch orchestrée par un groupe de militaires mutins au nom de la défense nationale. Un coup d’État rapidement déjouée par les forces loyalistes béninoises avec l’aide du Nigeria et de la France

Son potentiel successeur, Romuald Wadagni, a promis l’acquisition de nouveaux équipements militaires, plus modernes, et de renforcer la coopération sécuritaire avec les voisins du Bénin.  

Une tâche qui pourrait se révéler ardue en cas de victoire pour l’aspirant président, au vu des relations exécrables entre Patrice Talon et les dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) et plus particulièrement avec son homologue nigérien, Abdourahamane Tiani, qui l’accuse régulièrement de vouloir déstabiliser son pays. 

« Nous devons nous parler. Nous n’avons pas le choix » insistait pourtant Romuald Wadagni, le 21 mars dernier lors de la présentation de son programme. À quelques semaines du début de la campagne, une nouvelle attaque du JNIM a fait quinze morts au sein de l’armée béninoise, lors d’une attaque nocturne contre une caserne, à quelques kilomètres de la frontière avec le Niger.

Source : https://www.france24.com/fr/afrique/20260410-pr%C3%A9sidentielle-au-b%C3%A9nin-participation-d%C3%A9mocratie-s%C3%A9curit%C3%A9-les-enjeux-du-scrutin

Continuer à lire

Dernières actualités