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Économie

Afrique du Sud : Vers l’ouverture totale du marché de l’électricité à la concurrence

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Le ministre sud-africain de l’Électricité et de l’Énergie, Kgosientsho Ramokgopa, a validé une stratégie révisée pour le démantèlement du géant public de l’électricité, Eskom.

La décision de démantèlement d’Eskom marque une étape majeure vers l’ouverture totale du marché sud-africain de l’électricité à la concurrence.

Mardi, M. Ramokgopa a confirmé que ce plan, entériné par le conseil d’administration d’Eskom, prépare la restructuration de la compagnie, conformément à la loi modifiant la réglementation de l’électricité (Electricity Regulation Amendment Act).

Les actifs de transmission resteront sous l’égide de la National Transmission Company of South Africa (NTCSA), une filiale d’Eskom. Parallèlement, le gouvernement lancera le processus juridique visant à établir un opérateur de système de transmission (OST) entièrement indépendant.

L’OST sera chargé de superviser les opérations du système, les fonctions de marché et les achats centralisés. Il devra garantir un accès non discriminatoire à tous les acteurs, favorisant ainsi un marché de gros de l’électricité compétitif.

« Cette décision stratégique représente une avancée significative vers l’établissement d’un marché de l’électricité concurrentiel en Afrique du Sud », a déclaré M. Ramokgopa. Soulignant que cette approche concilie surveillance publique, tarification abordable, efficacité et diversité de l’approvisionnement.

Cette initiative intervient dans un contexte de difficultés persistantes chez Eskom, marquées il y a quelques années par des délestages chroniques (load-shedding), le vieillissement des infrastructures et un endettement dépassant les 400 milliards de rands.

Depuis longtemps, les analystes plaident pour le démantèlement afin d’améliorer la transparence, d’attirer les investissements privés et de diversifier la capacité de production. La stratégie révisée vise à mobiliser les capitaux du secteur privé tout en assurant la stabilité financière d’Eskom et la sécurité énergétique nationale. La séparation juridique de la NTCSA a déjà été finalisée, jetant les bases des réformes futures.

M. Ramokgopa a précisé qu’Eskom mettra en œuvre la stratégie par phases pour gérer les risques financiers et opérationnels. Le gouvernement s’engage, quant à lui, à dialoguer avec les régulateurs, les municipalités et les syndicats pour garantir une transition stable.

Il a insisté sur l’impératif de concilier l’intégration des énergies renouvelables avec une production de charge de base fiable. Le ministre a également rappelé la nécessité de protéger les consommateurs vulnérables et de préserver l’accès universel alors que l’Afrique du Sud poursuit sa transition énergétique juste.

Source : https://fr.apanews.net/business/afrique-du-sud-feu-vert-au-demantelement-deskom/

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Centrafrique : fin des vols directs entre Paris et Bangui

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Le dernier vol direct entre Paris et Bangui aura lieu le samedi 31 janvier prochain. Air France confirme la modification de sa desserte de la capitale centrafricaine, sans la justifier. En sursis depuis des mois, cette ligne, qui poursuit ensuite son chemin jusqu’à Yaoundé, ne serait pas rentable pour la compagnie qui propose des correspondances via le Cameroun.

La fin de la seule ligne directe entre Bangui et l’Europe crée beaucoup de mécontentement en Centrafrique et devient un sujet diplomatique.

Les clients potentiels avaient remarqué, depuis plusieurs semaines que le vol Paris-Bangui du samedi n’était plus réservable, à compter du 1er février.

Déjà réduite, depuis plusieurs mois, à un seul vol hebdomadaire sur une rotation incluant un stop à Yaoundé – dans le sens retour – la liaison directe s’arrête.

Air France confirme que la desserte se limitera désormais aux deux vols par semaine – mardi et jeudi – déjà opérés en partenariat avec Afrijet FlyGabon entre Yaoundé et Bangui, en correspondance avec les rotations entre Paris et la capitale camerounaise.

Lire la suite sur : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260118-centrafrique-compagnie-aérienne-air-france-cesse-les-vols-directs-entre-paris-et-bangui

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Économie

Maroc : 20 millions de touristes accueillis en 2025

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Le Maroc a annoncé lundi que le nombre de touristes ayant visité le pays en 2025 a atteint environ 20 millions, établissant ainsi un nouveau record.

Dans un communiqué, le ministère du Tourisme a indiqué que le Royaume a enregistré l’entrée d’environ 19,8 millions de touristes au cours de l’année écoulée, soit une hausse de 14 % par rapport à 2024.

Le ministère a souligné que ce chiffre « confirme la trajectoire positive et continue du secteur touristique et l’entrée dans une nouvelle phase de son développement ».

La ministre du Tourisme, Fatima-Zahra Ammor, a déclaré que l’accueil d’environ 20 millions de touristes au cours de l’année « reflète la transformation profonde du tourisme marocain, grâce à la vision éclairée du roi Mohammed VI ».

Elle a ajouté, selon le communiqué, que « le secteur touristique est devenu plus efficace et plus durable, avec un impact positif au niveau local ».

Lire la suite sur https://www.aa.com.tr/fr/afrique/près-de-20-millions-le-maroc-enregistre-un-nombre-record-de-touristes-en-2025/3790948

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Économie

Togo : Adoption définitive du budget 2026 à 2751,5 milliards FCFA

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Au Togo, le projet de loi de finances, exercice 2026, a été définitivement adopté le lundi 29 décembre 2025 par l’Assemblée nationale, à l’issue d’une deuxième lecture et après validation par le Sénat. Le budget s’équilibre en ressources et en charges à 2751,5 milliards FCFA.

Ce montant est identique à celui adopté en première lecture par les députés et en deuxième lecture par les sénateurs. Par rapport au projet initial présenté par l’exécutif, qui s’établissait à 2740,5 milliards FCFA, la loi de finances enregistre une hausse d’environ 11 milliards FCFA.

Comparé au collectif budgétaire 2025, évalué à 2436 milliards FCFA et également adopté définitivement en séance plénière, le budget 2026 affiche une progression de 12,93 %.

Selon le ministère des Finances et du Budget, la loi de finances 2026 introduit plusieurs innovations. Il s’agit notamment de l’exonération de la TVA applicable à certains produits locaux de l’élevage et de la pêche, la facilitation de l’enregistrement des marchés publics pour les jeunes et les femmes entrepreneurs, l’instauration d’un crédit d’impôt destiné à encourager le recrutement des personnes en situation de handicap, ainsi que la reconduction des allègements fiscaux pour le dédouanement des véhicules neufs.

Pour Komi Sélom Klassou, qui a présidé la séance plénière d’adoption définitive du texte, ce budget donne au gouvernement les moyens de poursuivre la mise en œuvre de sa politique de
développement économique et social.

« Par cette adoption définitive, le gouvernement est désormais outillé pour continuer à propulser le Togo vers un développement partagé », a déclaré pour sa part, le président de l’Assemblée national, Sélom Klassou.

Source : https://www.togofirst.com/fr/finances-publiques/3012-17891-togo-adoption-definitive-du-budget-2026-a-2751-5-milliards-fcfa

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