Société
Sénégal : Le promoteur Casaorascom lance son projet « Ville Verte » au Lac Rose
Le promoteur immobilier Casaorascom a dévoilé jeudi les contours de son projet « Ville Verte » au Lac Rose, une cité intégrée de 216 hectares qui offrira entre 7 500 et 10 000 logements pour un investissement total de 761 milliards de FCFA, avec des prix accessibles à partir de 13 millions de FCFA.
Le groupe Casaorascom a présenté jeudi son ambitieux projet « Ville Verte » au Lac Rose, d’un coût global de 761 milliards de FCFA, lors d’une visite guidée organisée en partenariat avec la Délégation générale à la promotion des pôles urbains (DGPU) de Diamniadio et du Lac Rose.
« Ville Verte, c’est un projet qui est porté par la DGPU de Diamniadio et du Lac Rose, que nous sommes ravis vraiment d’accompagner dans la réalisation », a déclaré Abdoul Wahad Kane, directeur de Casaorascom Sénégal, promoteur du projet.
Implanté sur un site de 216 hectares situé entre les bords du Lac Rose et l’océan Atlantique, le projet prévoit la construction de 7 500 à 10 000 logements dans un « cadre de vie durable », selon M. Kane.
« C’est une ville inclusive, qui est pensée pour tous dans la mixité sociale, mais aussi une ville durable, qui intègre tous les plans de gestion environnementaux, que ce soit dans la gestion des déchets, dans la gestion des eaux usées », a-t-il précisé.
Le coût total du projet de 761 milliards de FCFA inclut les logements, la voirie et « vraiment tous les aspects du projet », a souligné le directeur de Casaorascom Sénégal.
S’agissant de l’accessibilité, les prix des logements démarrent à partir de 13 millions de FCFA, avec une offre diversifiée allant des studios de 30 mètres carrés aux appartements de quatre chambres et des maisons individuelles.
« Nous n’essayons pas d’être les moins chers, nous essayons d’être les mieux. Les mieux dans le cadre de vie, les mieux dans l’habitation », a insisté M. Kane, annonçant des facilités de paiement « très flexibles » pour permettre au maximum de Sénégalais d’acquérir un logement.
Le promoteur a également mis l’accent sur la dimension environnementale du projet, affirmant que celui-ci va « améliorer la zone du lac » plutôt que de la détruire.
Le projet prévoit la conservation et la densification de 90 hectares de forêt de filaos existants, auxquels s’ajouteront 15 hectares supplémentaires d’espaces verts répartis dans la ville, pour un total de 105 hectares.
« Nous avons proposé un projet qui répondait à ces soucis » environnementaux et culturels, a expliqué M. Kane, précisant que le ministère de l’Environnement a validé le projet « après des années d’études ».
Selon Anta Seck, responsable environnementale et du cadre de vie de Casaorascom Sénégal, des bassins de rétention seront mis en place « pour éviter toute dérivation des eaux pluviales vers le lac », et un système d’assainissement permettra de réutiliser les eaux usées pour « la densification des espaces verts ».

Le projet intégrera également du solaire dans tous les bâtiments, sans exception, et prévoit une gestion intégrée des déchets en partenariat avec Promogene et Sonaget.
En termes de retombées économiques, le promoteur estime que la ville pourrait générer « la création de 20 000 emplois à terme », au-delà des seuls emplois de construction.
« Une ville intégrée, ce n’est pas juste une ville dortoir. C’est une ville dans laquelle nous pouvons installer nos affaires, nos petites affaires comme nos grandes affaires », a souligné M. Kane.
Le cahier de charge prévoit une durée de réalisation de sept ans, extensible à dix ans.
Les travaux ont déjà démarré avec la mise en place d’une piste d’accès partant du rond-point Tivaouane Peul-Apix jusqu’au site du Lac Rose, via la VDN3. Cette voie, non privatisée, sera accessible à tous.
Concernant les installations existantes sur le site, Mme Seck a précisé que Casaorascom intervient sur un titre foncier appartenant à l’État, et qu’un recensement des impenses a été effectué avec la préfecture de Rufisque en vue de leur libération.
Source : https://fr.apanews.net/news/senegal-lac-rose-casaorascom-lance-ville-verte-a-fcfa761-mrds/
Société
Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants
En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.
Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.
La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.
Société
RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025
En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.
En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.
J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.
Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/
Société
Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère
Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW.

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.
« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université«
Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.
« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse«
Un problème qui n’est pas récent
Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.
« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels«
Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.
Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824