Politique
Cameroun – Présidentielle : Deux partisans du candidat Issa Tchiroma arrêtés à Douala
Les figures de l’opposition Djeukam Tchameni et Anicet Ekane, présidents respectifs du MDI et du Manidem, ont été interpellés à Douala, alors que la publication des résultats officiels du scrutin est attendue ce lundi 27 octobre.
Deux figures de l’opposition au Cameroun, soutiens de l’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui a revendiqué la victoire à la présidentielle du 12 octobre face au président sortant, Paul Biya, ont été arrêtées vendredi 24 octobre, d’après leurs partis. Ces arrestations interviennent avant la publication, lundi, des résultats officiels du scrutin par le Conseil constitutionnel. La plupart des analystes s’attendent à ce que Paul Biya, 92 ans, remporte un huitième mandat, dans un système que ses détracteurs accusent d’avoir été verrouillé au fil de ses 43 années au pouvoir.
Djeukam Tchameni, président du Mouvement pour la démocratie et l’interdépendance au Cameroun (MDI), et Anicet Ekane, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance du Cameroun (Manidem), ont été interpellés à leurs domiciles de Douala vendredi, selon l’Union pour le changement 2025, une coalition de partis qui avait désigné Issa Tchiroma Bakary comme candidat consensuel de l’opposition pour la présidentielle d’octobre.
Dans un communiqué, la coalition précise que les opposants ont été arrêtés par des hommes « encagoulés et armés » identifiés comme appartenant au Bataillon d’intervention rapide [BIR] », une unité d’élite de l’armée, puis transportés « vers une destination inconnue ».
« intimidation politique »
Dans un autre communiqué, le MDI accuse le régime en place de « manipulation grossière » et d’« intimidation politique », notamment par la mise en circulation de « fausses informations (…) laissant entendre que des armes ou de faux procès-verbaux électoraux auraient été retrouvés au domicile de Djeukam Tchameni ». Le Manidem a dénoncé des « arrestations abusives dont le but manifeste est d’intimider [les Camerounais] qui attendent que le verdict des urnes soit respecté ».
Issa Tchiroma Bakary, qui assure avoir remporté 54,8 % des suffrages contres 31,3 % pour le président sortant, Paul Biya, a appelé ses partisans à poursuivre les mobilisations de rue débutées dimanche 19 octobre lors de marches pacifiques à travers le pays. Le gouvernement camerounais a interdit, depuis mercredi, les rassemblements publics et la circulation des mototaxis dans plusieurs villes, et notamment dans la capitale, Yaoundé.
De fortes perturbations de l’accès à Internet ont également été constatées ces derniers jours, qui, selon Netblocks, une organisation de surveillance de la cybersécurité, « pourrait limiter la couverture des événements sur le terrain au milieu des appels à annuler les résultats de l’élection présidentielle ».
Politique
Libéria : Des responsables de l’Autorité nationale du logement limogés pour mauvaise gestion financière
Le président libérien Joseph Nyuma Boakai a limogé samedi deux hauts responsables de l’Autorité nationale du logement (NHA) pour mauvaise gestion financière, réaffirmant la politique de tolérance zéro de son gouvernement en matière de corruption et d’indiscipline financière.
Les responsables relevés de leurs fonctions sont Prince S. Bonnah, directeur général adjoint chargé de l’administration, et Alex Railey, directeur général adjoint chargé des services techniques de la NHA.
Ces limogeages font suite aux conclusions d’un comité d’enquête ayant établi des violations du Règlement de gestion des finances publiques de 2009, conformément à la résolution du Conseil d’administration n° NHA-2025-001, selon un communiqué de la présidence parvenu à APA.
Le président Boakai a déclaré que son administration ne tolérera ni l’indiscipline financière ni le détournement des ressources publiques, rappelant que tous les agents sont tenus de respecter les normes les plus strictes d’intégrité, de transparence et de responsabilité.
Il a également assuré que des mesures administratives appropriées seront prises pour garantir la continuité des opérations à la NHA, conformément aux lois et règlements en vigueur.
Source : https://fr.apanews.net/news/liberia-deux-responsables-limoges-pour-faute-financiere/
Politique
Sierra Leone : Journée nationale du Souvenir
La Sierra Leone a commémoré pour la première fois de son histoire sa première Journée nationale du souvenir en l’honneur des victimes de la guerre civile qui a dévasté le pays de 1991 à 2002.
Dans un discours à la nation, Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone, appelle le pays à trouver la grâce de guérir complètement, de restaurer la dignité et d’aller de l’avant ensemble .
Pour la première fois dans notre histoire, nous nous réunissons en ce jour unique pour commémorer notre guerre civile et le lourd tribut que notre pays a payé pour la paix. À partir d’aujourd’hui, le 18 janvier appartient à tous les Sierra-Léonais. À toutes les victimes et à tous les survivants, je ne peux vous demander d’oublier. Je vous demande seulement, à votre rythme et à votre manière, de permettre à notre nation de trouver la grâce de guérir complètement, de restaurer sa dignité et d’aller de l’avant ensemble.
Ce conflit, considéré comme l’un des plus brutaux de l’histoire contemporaine, a fait environ 120 000 morts et des milliers de blessés ou de mutilés avant de prendre officiellement fin le 18 janvier 2002. Cette journée du souvenir fait partie des recommandations de la Commission vérité et réconciliation. Une initiative saluée par l’Association des amputés et des blessés de guerre de la Sierra Leone. Marquée désormais dans les annales du pays, cette journée du souvenir est pour le président de la République, l’occasion de comprendre le chaos et travailler à ce qu’il ne se répète jamais.
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Politique
Bénin: l’opposition dénonce «un Parlement monocolore»
Au Bénin, avant même la proclamation des résultats définitifs des législatives du 11 janvier 2026, le spectre d’une Assemblée nationale sans opposition suscite déjà des réactions. En attendant les résultats définitifs, l’expression « Parlement monocolore » refait surface dans ce pays jadis cité comme modèle de pluralisme démocratique en Afrique.
Les chiffres provisoires annoncés par la Commission nationale électorale autonome (Cena) du Bénin n’attribuent pas de siège pour Les Démocrates, principal parti d’opposition, et pour les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), opposition modérée. Les 109 sièges de la prochaine législature se répartissent exclusivement entre le Bloc républicain (BR) et Union progressiste le renouveau (UP-R), deux formations du pouvoir. Ce tableau rappelle 2019, lorsque seuls des élus du camp du président Patrice Talon avaient accédé au Parlement.
Les partis politiques attendent désormais les résultats définitifs pour réagir officiellement. Néanmoins, quelques responsables ont déjà pris position. C’est le cas de Nadine Okoumassou des Démocrates, candidate malheureuse lors de ce scrutin. Elle a dénoncé dimanche sur un média local l’absence de l’opposition au sein de l’hémicycle pour la prochaine législature en ces termes : « Un Parlement monocolore, des hommes sous ordres. Comment un législateur peut contrôler l’action d’un gouvernement auquel il appartient ? L’Assemblée nationale ne saurait être une caisse de résonnance. »
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