Société
Burkina Faso : Un cérémonial militaire mensuel pour honorer Thomas Sankara
Le Burkina Faso instaure chaque premier jeudi du mois une cérémonie au mémorial Thomas Sankara pour perpétuer sa mémoire.
À l’occasion du 38e anniversaire de l’assassinat du capitaine Thomas Sankara, père de la Révolution burkinabè, les autorités ont annoncé mercredi l’instauration d’un cérémonial militaire mensuel à sa mémoire. Les cérémonies se tiendront chaque premier jeudi du mois à 16h au mémorial Thomas Sankara de Ouagadougou.
L’annonce a été faite à l’issue d’un hommage officiel, en présence du Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que de nombreuses personnalités civiles et militaires et de citoyens.
Maurice Konaté, président de la délégation spéciale de Ouagadougou, a rappelé que « ce jour sombre, marqué par l’injustice et la douleur, demeure à jamais gravé dans notre mémoire collective », en référence à l’assassinat de Sankara et de ses 12 compagnons le 15 octobre 1987.
Le Premier ministre a salué, au nom du capitaine Traoré, la mémoire du leader révolutionnaire, soulignant qu’« il n’est pas seulement un héros national, mais un symbole universel », insistant sur son héritage moral et politique et sur l’exemple qu’il demeure pour la jeunesse africaine.
Un hommage étendu aux martyrs du 15 octobre
Le président du Comité international Mémorial Thomas Sankara, le colonel-major à la retraite Daouda Traoré, a appelé à ne pas oublier les autres victimes du 15 octobre 1987 et à reconnaître officiellement leurs sacrifices.
Le cérémonial mensuel, selon le Premier ministre, vise à combiner vigueur militaire et ferveur populaire afin de maintenir la flamme révolutionnaire vivante et de mobiliser la population autour des valeurs de patriotisme et de souveraineté.
Dans son message à la Nation, le président Traoré a souligné que « le rêve de Sankara, nourri par le peuple, n’est pas mort. Il vit dans les cœurs de millions de jeunes à travers l’Afrique », rappelant que le mémorial doit devenir un haut lieu de mémoire, d’éducation civique et de rayonnement continental.
« Thomas Sankara n’est pas un souvenir. Il est une promesse. Et cette promesse, c’est à nous de la tenir », a conclu le chef de l’État.
Source : https://fr.apanews.net/news/burkina-un-ceremonial-militaire-mensuel-pour-honorer-sankara/
Société
Mali : Rokia Traoré condamnée à deux ans de prison avec sursis
La chanteuse malienne Rokia Traoré a été condamnée mercredi par le tribunal correctionnel de Bruxelles à deux ans de prison, dont une partie avec sursis, dans un litige l’opposant au père de sa fille née en 2015, à propos de la garde de l’enfant.
La chanteuse malienne Rokia Traoré a été condamnée mercredi 6 mai par le tribunal correctionnel de Bruxelles à deux ans de prison avec sursis, dans un litige l’opposant au père de sa fille née en 2015, à propos de la garde de l’enfant.
Le père de la fillette est le dramaturge belge Jan Goossens. Il affirme avoir été privé d’elle quasiment sans interruption depuis 2019, quand l’enfant avait 4 ans. Au point de saisir la justice.
« C’est un soulagement pour M. Goossens que la culpabilité (de Mme Traoré) ait été reconnue, ce qui me semble légitime et normal », a réagi auprès de l’AFP un des avocats du père, Romain Delcoigne. La défense de Rokia Traoré a indiqué ne pas souhaiter faire de commentaire avant d’avoir pu échanger avec elle. Elle a la possibilité d’interjeter appel. Ni Jan Goossens ni Rokia Traoré n’étaient présents à l’énoncé du jugement.
Plusieurs mandats d’arrêt européens
La chanteuse et guitariste âgée de 52 ans avait été condamnée en octobre 2023 par le tribunal correctionnel de Bruxelles à une peine de deux ans d’emprisonnement pour « non-représentation d’enfant ». Mais elle a usé de son droit à faire opposition à la condamnation, prononcée en son absence, et été rejugée en mars par ce même tribunal et pour les mêmes chefs.
L’affaire avait finalement atterri devant une juridiction pénale car Rokia Traoré n’avait pas respecté les premières injonctions émises par un juge de la famille, au civil.
Depuis l’automne 2019, la justice belge a dû émettre dans ce dossier plusieurs mandats d’arrêt européens pour obtenir la remise à la Belgique de Rokia Traoré, lorsqu’elle séjournait en France ou lors d’un déplacement en Italie pour un concert. Après son arrestation à Rome(Nouvelle fenêtre) il y a deux ans, elle avait été remise à la Belgique fin 2024 puis incarcérée près de deux mois dans une prison de Bruxelles.

Libérée en janvier 2025
Sa libération était intervenue en janvier 2025 en vertu d’un accord conclu à l’amiable avec Jan Goossens, sous le contrôle des juges belges. Cette « convention » restée confidentielle portait sur les modalités des retrouvailles entre le père et sa fille et laissait présager une sortie de crise, selon les avocats des deux parties à l’époque.
Mais Jan Goossens a estimé qu’à nouveau Rokia Traoré n’avait pas respecté ses engagements. En 2025, « le contact a été superficiellement renoué (entre père et fille), puis plus rien du tout », a souligné Me Delcoigne. Jan Goossens « ne voit plus sa fille », qui séjourne sans doute dans sa famille maternelle au Mali, selon l’avocat.
Cette affaire « est partie en boule de neige, ça a détruit ma carrière », avait reconnu Rokia Traoré en décembre 2024, lors de la première audience publique à Bruxelles depuis son extradition d’Italie.
Société
Afrique du Sud : Plus de 100 nigérians se sont inscrits pour un rapatriement
Plusieurs nigerians se sont inscrits pour être rapatriés d’Afrique du Sud, sur fond de craintes croissantes d’une escalade des violences visant les étrangers, a annoncé lundi la ministre nigériane des Affaires étrangères, Bianca Odumegwu-Ojukwu.
Selon la cheffe de la diplomatie, de nombreux ressortissants ont déjà exprimé leur volonté de rentrer au pays, un chiffre appelé à augmenter à mesure que les inquiétudes liées à la sécurité s’intensifient.
Elle a indiqué que le président Bola Tinubu s’est dit préoccupé par la montée des manifestations anti-immigrés et des incidents violents ciblant des étrangers, dont des Nigérians.
La ministre a dénoncé ce qu’elle qualifie de rhétorique xénophobe, de discours de haine et d’actes d’intimidation de la part de groupes organisant des manifestations aux abords d’hôpitaux, d’écoles et de zones commerciales.
Le Nigeria a convoqué le haut-commissaire par intérim d’Afrique du Sud et entend lui faire part officiellement de sa « profonde préoccupation » lors d’une réunion prévue à Abuja.
Ces tensions interviennent dans un contexte de recrudescence des violences xénophobes en Afrique du Sud, où des commerces appartenant à des étrangers ont été menacés et des ressortissants, notamment éthiopiens, pris pour cible ces dernières semaines.
Des groupes hostiles à l’immigration ont également appelé les commerces tenus par des étrangers à fermer pendant les manifestations afin d’éviter d’éventuels débordements.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a condamné ces attaques, tout en appelant les ressortissants étrangers à se conformer aux lois en vigueur.
Source : https://fr.apanews.net/society/afrique-du-sud-xenophobie-le-nigeria-va-rapatrier-ses-ressortissants/
Société
Mali : L’approvisionnement en carburant maintenu sous escorte
Plus de 830 camions-citernes sont réceptionnés à Bamako, ce 1er mai, pour alimenter les stations-service. L’opération vise à maintenir l’approvisionnement du pays en hydrocarbures malgré un contexte sécuritaire très tendu, marqué par les attaques coordonnées du 25 avril 2026.
Les autorités maliennes poursuivent les opérations d’approvisionnement du pays en hydrocarbures. Selon une communication officielle, plus de 830 camions-citernes sont réceptionnés dans les parkings avant le transfert du carburant vers les stations de vente.
L’opération est conduite par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence, en collaboration avec la Police nationale. Elle vise à assurer la disponibilité du carburant pour les besoins des populations, des activités économiques et des services essentiels.
Cette arrivée de camions-citernes intervient quelques jours après les attaques coordonnées du 25 avril, qui ont visé plusieurs localités et points stratégiques du Mali. Dans ce climat sécuritaire, les autorités mettent l’accent sur la sécurisation des corridors d’approvisionnement afin de maintenir l’acheminement des produits pétroliers vers Bamako et les autres zones de consommation.
L’escorte du convoi est assurée par les Forces de Défense et de Sécurité. Elle s’inscrit dans les mesures engagées pour protéger les axes sensibles et garantir la continuité des flux logistiques, dans un pays où les hydrocarbures restent indispensables aux transports, à l’électricité, aux télécommunications, aux activités commerciales, aux mines, aux industries, à la sécurité et à la défense.
Les opérateurs économiques sont appelés à ne pas céder à la panique et à poursuivre leurs opérations d’approvisionnement. La DGCC assure, avec les services de sécurité, le suivi de la réception des camions-citernes et leur orientation vers les stations-service.
Cette opération intervient alors que le Mali a récemment décidé d’instituer un stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux. Adopté en Conseil des ministres le 1er avril 2026, ce dispositif prévoit une couverture de 45 jours de consommation pour le super carburant, le gasoil, le Jet A1 et le gaz butane.
Le pays reste dépendant des importations de produits pétroliers. En 2024, les importations ont atteint 2 millions 665 106 mètres cubes, contre 2 millions 621 513 mètres cubes en 2023, soit une progression de 1,66 %. Pour le gaz butane, elles sont passées de 13 847 tonnes à 15 838 tonnes sur la même période, soit une hausse de 14,38 %.
Les hydrocarbures réceptionnés doivent être transférés vers les stations-service afin de répondre aux besoins de consommation. La DGCC et la Police nationale assurent le suivi de cette opération, en lien avec les opérateurs économiques concernés.
Les autorités appellent les opérateurs à poursuivre les opérations d’approvisionnement et à éviter tout mouvement de panique. Elles indiquent que les dispositifs de sécurisation des corridors restent maintenus pour permettre l’acheminement des produits pétroliers.
Source : https://fr.apanews.net/security/mali-lapprovisionnement-en-carburant-maintenu-sous-escorte/