Société
Niger : De nouveaux progrès enregistrés dans le traitement du cancer
Le cancer est un problème de santé en expansion au Niger ; plus de 11 000 nouveaux cas et plus de 8 800 décès liés à cette maladie y ont été signalés en 2022. La radiothérapie – traitement nécessaire dans près de la moitié des cas – y reste rare, et même ceux qui peuvent y accéder sont déçus par l’obsolescence des équipements.
Grâce à son initiative Rayons d’espoir, l’AIEA soutient l’action visant à renforcer les services de radiothérapie au Niger, afin d’élargir l’accès aux soins anticancéreux là où ils sont le plus nécessaires.
Dans le cadre de cette initiative, l’AIEA a aidé le Niger à mettre sur pied une nouvelle installation de traitement du cancer doté de matériel de pointe, notamment un accélérateur linéaire (linac) à usage médical, un simulateur de tomodensitométrie, un système avancé de planification des traitements, des dosimètres et leurs accessoires.
Les nouveaux appareils permettront d’étendre les services de radiothérapie dans l’unique établissement public de radiothérapie du Niger, qui dessert une population de 24 millions d’habitants. Grâce à eux, les professionnels de la santé pourront traiter les tumeurs avec plus de précision, tout en épargnant les tissus normaux et les organes à risque. En outre, davantage de Nigériens atteints de cancer peuvent être traités sur place, sans avoir à se rendre à l’étranger pour être soignés.
« La présence de ces appareils dans notre pays améliorera considérablement la qualité de vie de la population nigérienne, car elle entraînera une diminution considérable des coûts de traitement et des évacuations sanitaires », a déclaré le Président du Niger, Abdourahamane Tchiani.
De meilleurs appareils
En 2021, le Niger a mis en service sa toute première installation de radiothérapie, le Centre national de lutte contre le cancer, après plus d’une décennie de préparatifs en collaboration avec l’AIEA, qui lui a apporté aide et expertise technique. Depuis son inauguration cette année-là, le Centre utilise un appareil à cobalt 60 et un simulateur classique pour soigner les malades du cancer. Toutefois, l’augmentation du nombre des cas de cancer a entraîné une hausse des besoins en matériel et en services. Par conséquent, l’AIEA a étoffé son assistance au Niger par l’intermédiaire de l’initiative Rayons d’espoir.
« Grâce à l’initiative Rayons d’espoir, l’AIEA entend répondre aux besoins urgents en matière de radiothérapie en apportant un appui technique, en renforçant les capacités et en fournissant des technologies de pointe », a indiqué Hua Liu, Directeur général adjoint de l’AIEA chargé du Département de la coopération technique, lors de la cérémonie d’inauguration du nouveau centre, en octobre.
« La radiothérapie, une technologie avancée, contribuera à sauver d’innombrables vies en améliorant le traitement des patients atteints de cancer ainsi qu’en renforçant la capacité du Niger à dispenser en temps voulu des soins ciblés et efficaces à ceux qui en ont besoin. »
Formation des professionnels de la santé
Non seulement l’AIEA a aidé le Niger à se procurer du matériel de radiothérapie, mais elle lui a également fourni un savoir-faire et une assistance pour y renforcer les compétences des soignants en médecine radiologique. Plus de 32 radio-oncologues, physiciens médicaux, manipulateurs en radiothérapie et infirmiers en oncologie travaillant au Centre national de lutte contre le cancer ont participé à des formations de l’AIEA.
« Depuis plus de 60 ans, nos radio-oncologues et nos physiciens médicaux travaillent en étroite collaboration avec les pays pour les aider à mettre sur pied et à développer des installations de radiothérapie. Nous avons notamment apporté notre savoir-faire en matière de conception, de choix, d’étude des caractéristiques et d’achat des appareils, ainsi que pour les activités de renforcement des capacités, la formation et l’assurance de la qualité », a déclaré May Abdel-Wahab, Directrice de la Division de la santé humaine de l’AIEA.
La force des partenariats
Si le nombre d’appareils de radiothérapie a augmenté de 18 % dans le monde depuis 2015, le rapport récemment publié par la Commission du Lancet Oncology sur la radiothérapie et la théranostique, dirigée par l’AIEA, montre que d’importantes pénuries subsistent.
L’aide apportée au Niger dans le cadre de l’initiative Rayons d’espoir arrive à point nommé pour un pays qui cherche à développer son infrastructure et ses services de soins anticancéreux.
« L’assistance de l’AIEA a également consisté à faciliter la conclusion d’un partenariat efficace entre le Niger et la Banque islamique de développement, qui a apporté une aide financière au pays pour l’acquisition du linac », a précisé Shaukat Abdulrazak, Directeur de la Division de l’Afrique de l’AIEA.
Dans le cadre de l’initiative Rayons d’espoir, les États‑Unis d’Amérique ont également soutenu le Niger en contribuant à l’achat de l’appareil de tomodensitométrie et à la formation des professionnels de la santé.
Le Forum Rayons d’espoir 2025 se déroulera le 30 juin et le 1er juillet 2025 à Addis‑Abeba (Éthiopie) et fera le point sur trois années d’avancées et d’actions en faveur de #CancerCare4All.
Source : https://www.iaea.org/fr/newscenter/news/des-progres-dans-le-traitement-du-cancer-au-niger
Société
Mali : L’approvisionnement en carburant maintenu sous escorte
Plus de 830 camions-citernes sont réceptionnés à Bamako, ce 1er mai, pour alimenter les stations-service. L’opération vise à maintenir l’approvisionnement du pays en hydrocarbures malgré un contexte sécuritaire très tendu, marqué par les attaques coordonnées du 25 avril 2026.
Les autorités maliennes poursuivent les opérations d’approvisionnement du pays en hydrocarbures. Selon une communication officielle, plus de 830 camions-citernes sont réceptionnés dans les parkings avant le transfert du carburant vers les stations de vente.
L’opération est conduite par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence, en collaboration avec la Police nationale. Elle vise à assurer la disponibilité du carburant pour les besoins des populations, des activités économiques et des services essentiels.
Cette arrivée de camions-citernes intervient quelques jours après les attaques coordonnées du 25 avril, qui ont visé plusieurs localités et points stratégiques du Mali. Dans ce climat sécuritaire, les autorités mettent l’accent sur la sécurisation des corridors d’approvisionnement afin de maintenir l’acheminement des produits pétroliers vers Bamako et les autres zones de consommation.
L’escorte du convoi est assurée par les Forces de Défense et de Sécurité. Elle s’inscrit dans les mesures engagées pour protéger les axes sensibles et garantir la continuité des flux logistiques, dans un pays où les hydrocarbures restent indispensables aux transports, à l’électricité, aux télécommunications, aux activités commerciales, aux mines, aux industries, à la sécurité et à la défense.
Les opérateurs économiques sont appelés à ne pas céder à la panique et à poursuivre leurs opérations d’approvisionnement. La DGCC assure, avec les services de sécurité, le suivi de la réception des camions-citernes et leur orientation vers les stations-service.
Cette opération intervient alors que le Mali a récemment décidé d’instituer un stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux. Adopté en Conseil des ministres le 1er avril 2026, ce dispositif prévoit une couverture de 45 jours de consommation pour le super carburant, le gasoil, le Jet A1 et le gaz butane.
Le pays reste dépendant des importations de produits pétroliers. En 2024, les importations ont atteint 2 millions 665 106 mètres cubes, contre 2 millions 621 513 mètres cubes en 2023, soit une progression de 1,66 %. Pour le gaz butane, elles sont passées de 13 847 tonnes à 15 838 tonnes sur la même période, soit une hausse de 14,38 %.
Les hydrocarbures réceptionnés doivent être transférés vers les stations-service afin de répondre aux besoins de consommation. La DGCC et la Police nationale assurent le suivi de cette opération, en lien avec les opérateurs économiques concernés.
Les autorités appellent les opérateurs à poursuivre les opérations d’approvisionnement et à éviter tout mouvement de panique. Elles indiquent que les dispositifs de sécurisation des corridors restent maintenus pour permettre l’acheminement des produits pétroliers.
Source : https://fr.apanews.net/security/mali-lapprovisionnement-en-carburant-maintenu-sous-escorte/
Société
1ère édition du Forum des Talents et des Métiers baptisé « l’Envol »
48 heures pour prendre son envol
Les 25 et 26 avril 2026, la Mega Place de Croissy-Beaubourg se transforme en piste de décollage pour celles et ceux prêts à redessiner leur trajectoire. Le forum des talents et des métiers, baptisé « l’Envol », s’y tiendra avec une ambition claire : révéler les potentiels, susciter des vocations et ouvrir le champ des possibles.
Droit, commerce, médias, numérique, art, santé ou bâtiment… L’événement s’organise autour de dix « archipels métiers », un format pensé pour naviguer librement entre passions et opportunités.
Au programme :
Des ateliers pour s’immerger, des showcases pour comprendre les réalités du terrain… et un temps fort : un talk-show intitulé « En plein ciel », durant lequel des personnalités aux parcours inspirants partageront, sans filtre ni langue de bois, les secrets de leur ascension.
Des dizaines d’intervenants issus des mondes juridique, économique, politique ou encore technologique seront également présents, offrant une vue d’ensemble des défis du marché du travail, avec la possibilité de tisser des liens concrets.
Gratuit et ouvert à tous, « l’Envol » se veut accessible, inclusif et surtout, le point de départ de nouveaux parcours professionnels .
Rendez-vous pris, donc les 25 et 26 avril 2026 à la Mega Place, 21 rue des Vieilles Vignes, 77183 Croissy-Beaubourg.
Société
Tunisie : Annonce d’un traitement contre le diabète et les maladies cardiovasculaires
Un médicament innovant contre le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires, attendu en 2026, intervient dans un système de santé fragilisé par des ruptures de traitements essentiels, relançant les interrogations sur l’accès réel aux innovations.
Une annonce médicale portée par la cheffe du service de cardiologie de l’hôpital Hédi Chaker à Sfax, la docteure Leïla Abid, fait état de l’arrivée prévue en mai 2026 d’un traitement injectable hebdomadaire destiné à la perte de poids.
Présenté comme un levier de prévention contre le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires, ce médicament s’inscrit dans la dynamique internationale de nouvelles thérapies agissant sur l’appétit et la régulation glycémique. Cette perspective intervient alors que la Tunisie fait face à une progression documentée des pathologies métaboliques.
Dans le prolongement de cette annonce, les bénéfices avancés dépassent la seule réduction du poids. Les premières indications évoquent une amélioration des fonctions cardiaques et rénales, renforçant l’idée d’une approche globale des complications liées à l’obésité. Déjà déployés dans plusieurs pays, ces traitements de nouvelle génération ont montré des résultats cliniques significatifs, ce qui alimente les attentes autour de leur introduction sur le marché tunisien.
Cette perspective positive se heurte toutefois à une réalité plus immédiate du système de santé. L’Ordre des pharmaciens a récemment alerté sur des ruptures de stock touchant des médicaments vitaux dans les officines.
Ce décalage entre l’arrivée annoncée de traitements innovants et les difficultés d’approvisionnement en produits de base met en évidence des fragilités structurelles, notamment en matière de distribution et de régulation du marché pharmaceutique.
L’enjeu devient alors économique autant que sanitaire. Le coût de ces նոր traitements, souvent élevé à l’international, pose la question de leur accessibilité pour une large partie de la population. L’absence de précisions officielles sur leur prix ou leur éventuelle prise en charge par les dispositifs publics entretient une incertitude sur leur diffusion réelle dans le pays.
Dans cette configuration, l’introduction de ce médicament apparaît comme une avancée médicale potentielle, tout en révélant les limites d’un système confronté à des défis persistants.
L’efficacité de cette innovation dépendra moins de ses performances cliniques que de la capacité des autorités à garantir un accès équitable, dans un contexte où la gestion des traitements essentiels reste déjà sous pression.
Source : https://fr.apanews.net/health/tunisie-annonce-dun-traitement-anti-diabete/