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Société

Guinée : L’avenir de la presse en débat dans le cadre d’un forum à Conakry

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L’avenir de la presse guinéenne est en débat à Conakry, la capitale de la Guinée, à l’occasion d’un forum de trois jours qui regroupe l’ensemble des médias du pays. Le forum se tient dans un contexte tendu entre la presse et l’Etat, en raison de la fermeture des principaux médias privés du pays, mais aussi de l’enlèvement de Habib Marouane Camara, directeur de publication du site d’information Le Révélateur 224.

La Haute autorité de la communication (HAC), l’organe de régulation, est l’initiatrice du forum. Amadou Touré, commissaire à la HAC, explique que « c‘est au regard du contexte actuel qui est marqué par une tension entre l’Etat et la presse que se tient ce forum. Une tension quelquefois entre l’Etat et les quelques médias privés parce qu’on ne peut pas dire que ce soit l’ensemble des médias. On va parler de l’éthique et de la déontologie, on va parler des lois. Parce qu’aujourd’hui, on vous parle des médias sociaux, on vous parle d’internet, on vous parle de l’intelligence artificielle. Est-ce que nos lois qui régissent la presse en Guinée sont en corrélation, est-ce qu’elles sont adaptées aux réalités du monde actuel ? »

Des journalistes au chômage

Les journalistes guinéens sont nombreux à souligner les problèmes auxquels ils sont confrontés. Pour Sékou Jamal Pendessa, secrétaire général du Syndicat professionnel de la presse de Guinée, « ce contexte est particulièrement difficile. Il est marqué par des menaces que nous enregistrons au niveau du syndicat. Beaucoup de journalistes viennent se plaindre. Il y a des cas d’emprisonnement que vous connaissez, y compris moi-même. Il y a des cas de suspension, par la HAC, des sites d’information, des suspensions allant de trois à neuf mois. Vous connaissez l’affaire de Habib Marouane Camara et puis vous avez le retrait pur et simple des agréments de six médias, deux télévisions et quatre radios privées en République de Guinée ».

Le sort de Marouane Camara

A la rédaction du journal Le Révélateur 224 de Marouane Camara, les journalistes sont inquiets et espèrent le revoir sain et sauf.

Mamadouba Camara rappelle que « ce fait plus de cinq mois et on ne sait pas où il est. Nous sommes vraiment inquiets dans notre rédaction. On ne sait pas à quel saint se vouer. Il n’y a pas de nouvelle, on ne sait pas où il se trouve. A la rédaction, nous sommes tous inquiets. Son cas a été évoqué, je pense, deux fois par le président de la Haute autorité de la communication qui a quand même dit aux autorités de poursuivre les enquêtes afin de le retrouver.

Le forum de Conakry sur l’avenir de la presse pourrait être un élément déclencheur pour désamorcer la crise entre la corporation et l’Etat guinéen. Un contexte inquiétant, marqué par le recul de la liberté de la presse, comme en témoigne le dernier rapport de Reporters sans frontières.

Source : https://www.dw.com/fr/medias-guinee-forum-conakry/a-72616471

Société

Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants

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En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés  dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.

Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.

La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.

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RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025

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En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.

En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.

J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.

Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/

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Société

Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère

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Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW. 

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.

« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université« 

Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.

« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse« 

Un problème qui n’est pas récent 

Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.

« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels« 

Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.

Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824

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