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Mali : Hommage au ministre de la Défense Sadio Camara

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Le Premier ministre malien affirme que « son exemple sera enseigné dans toutes les écoles militaires », afin d’inspirer les futures générations d’officiers.

Une vive émotion et une profonde solennité ont marqué les obsèques du général d’armée Sadio Camara, célébrées en présence de hautes autorités civiles et militaires, ainsi que de nombreuses délégations venues du Mali et de la Confédération des États du Sahel (AES).

Prenant la parole au nom de la famille, le commissaire Baraka Camara, porte-parole des proches du défunt, a exprimé la douleur collective face à une disparition jugée prématurée : « Pourquoi lui et pourquoi maintenant ? », s’est-il interrogé, évoquant « l’impuissance et la résignation face à la mort, ce passage obligé pour tous ».

Il a appelé à une expression digne du deuil, mêlant souffrance et retenue, tout en soulignant que certaines disparitions « inscrivent dans le marbre de l’éternité un nom qui honore une famille, une institution et toute une nation ».

Le chef d’état-major de l’armée de l’air, du Mali, le général de brigade Alou Boï Diarra, a salué un officier « de terrain, rigoureux et profondément engagé », dont la carrière exemplaire témoigne « du mérite et du sens du devoir ». Il a retracé le parcours du défunt, de sa formation militaire à Kati jusqu’à son accession au grade de général d’armée, soulignant son rôle central dans la montée en puissance des forces armées maliennes.

Représentant la Confédération AES, le ministre de la Défense du Burkina Faso, le général de division Célestin Simporé, a insisté sur la portée régionale de cette perte : « L’onde de choc dépasse largement les frontières nationales », a-t-il déclaré, rendant hommage à « un acteur majeur de la reconquête de la souveraineté sahélienne ». Il a également salué l’engagement panafricain du disparu et sa contribution à la redéfinition des alliances stratégiques dans la région.

De son côté, le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, a évoqué « un leader, un symbole et un modèle » dont la disparition « ne saurait ébranler la détermination du Mali ».

Le Premier ministre malien affirme que « son exemple sera enseigné dans toutes les écoles militaires », afin d’inspirer les futures générations d’officiers. Il a appelé à « une union sacrée » face aux défis sécuritaires, affirmant que « des millions de Sadio Camara sont prêts à prendre la relève ».

Au nom du Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, le grand chancelier des ordres nationaux, le général de brigade Amadou Sagarafourou Guèye, a rappelé le caractère inéluctable de la mort, tout en saluant « un homme de devoir, d’une intelligence remarquable, entièrement dévoué à la nation ».

Il a mis en avant « son patriotisme, son humilité et son exemplarité », soulignant que le défunt a été élevé à titre posthume à la dignité de général d’armée en reconnaissance de ses services.

Les différents intervenants ont unanimement salué la mémoire d’un officier « tombé les armes à la main », engagé sans relâche pour la restauration de la souveraineté nationale et la modernisation de l’armée malienne. Tous ont insisté sur la nécessité de perpétuer son héritage, notamment auprès des jeunes générations militaires.

Dans une atmosphère empreinte de recueillement, les hommages ont également évoqué les qualités humaines du disparu : « intégrité, loyauté, courage et sens de la justice », ainsi que sa foi et sa discrétion dans ses actions sociales et religieuses.

Les obsèques du général Sadio Camara se sont ainsi imposées comme un moment de communion nationale et régionale, illustrant l’empreinte durable laissée par celui que beaucoup décrivent désormais comme « une icône au service du Mali et de l’Afrique ».

Né le 19 août 1979 à Kati, Sadio Camara a connu une ascension remarquable au sein de l’armée malienne, gravissant tous les échelons jusqu’au sommet de la hiérarchie militaire. Officier formé au Mali et à l’étranger, notamment aux États-Unis et en Chine, il s’est illustré dans plusieurs opérations militaires et a occupé de hautes fonctions de commandement avant de devenir ministre de la Défense.

Décoré de nombreuses distinctions nationales et internationales, il était reconnu pour sa rigueur, son humilité et son engagement constant dans la lutte pour la souveraineté du Mali.

Sa disparition, largement ressentie au Mali comme à l’étranger, a suscité un élan de solidarité et d’hommages à travers le continent africain et au sein de la diaspora.

Les autorités ont conclu la cérémonie en affirmant que « la flamme qu’il a allumée ne s’éteindra jamais », promettant que son idéal continuera de guider les générations futures.

Une série d’attaques coordonnées a été menée le 25 avril par des groupes armés, en lien avec le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans » (JNIM), dirigé par Iyad Ag Ghaly, et des rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA). Les attaques, dans lesquelles le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué, se sont déroulées sur plusieurs fronts, notamment à Bamako, Kati, Mopti, Gao et Kidal.

Source : https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-obs%C3%A8ques-nationales-du-g%C3%A9n%C3%A9ral-sadio-camara-la-nation-salue-un-martyr-au-service-de-la-patrie/3923401

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