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Société

Togo : Désormais les consommateurs paieront plus cher l’électricité

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Adoptée conjointement par les ministres des Mines, de l’Économie, de la Planification et du Commerce, la nouvelle grille tarifaire de l’électricité se veut plus progressive, avec un effort particulier pour préserver les ménages les plus vulnérables.

Ainsi, une « tranche sociale » est maintenue dans le cadre des offres en basse tension, avec un tarif de 60 FCFA/kWh pour les 30 premiers kilowattheures consommés en post-paiement, et de 70 FCFA/kWh pour le prépaiement. Une campagne de sensibilisation est prévue pour informer les ménages sur les conditions d’éligibilité à ces tarifs.

Une segmentation des usages

La réforme introduit une segmentation entre l’usage domestique, non domestique, l’éclairage public, et les consommations professionnelles en moyenne et haute tension. Par exemple, un abonné résidentiel en post-paiement avec une puissance inférieure à 2,2 kVA paiera : 93 FCFA/kWh pour une consommation entre 31 et 120 kWh ; 130 FCFA/kWh au-delà de 120 kWh. Sans oublier qu’il paie 60 Fcfa pour les 30 premiers kWh.

Les clients industriels et grandes entreprises bénéficient désormais de tarifs spécifiques selon leur plage horaire de consommation (heures pleines, creuses et de pointe), reflétant les réalités techniques de production et distribution d’électricité.

Pour les entreprises raccordées en moyenne tension, la grille introduit des incitations à l’optimisation énergétique. Ainsi, l’énergie réactive n’est plus facturée si le facteur de puissance est supérieur ou égal à 0,90. En deçà, une pénalisation tarifaire s’applique. Cette mesure vise à encourager l’installation de compensateurs pour réduire les pertes d’énergie dans le réseau.

Tarifs préférentiels pour zones stratégiques

Le gouvernement a également prévu des tarifs incitatifs pour des zones économiques spéciales à savoir 82 FCFA/kWh pour la Zone franche et 50 FCFA/kWh pour la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA).

Ces conditions préférentielles visent à renforcer l’attractivité du pays pour les investissements industriels à forte intensité énergétique.

L’arrêté prévoit une révision annuelle de la grille tarifaire, sur la base de l’évolution des coûts, des performances du réseau, et des objectifs d’inclusion énergétique.

Pour accompagner cette réforme, la CEET et l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARSE) sont chargées de veiller à l’application effective des nouveaux tarifs et à la transparence dans la facturation. Un identifiant unique par client sera progressivement généralisé pour suivre la consommation et simplifier l’accès aux prestations sociales.

Cette augmentation des prix de l’électricité intervient alors que le Togo poursuit ses efforts pour étendre l’accès à l’électricité, notamment en milieu rural, et pour renforcer l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique national.

Tableau récapitulatif des nouveaux tarifs de l’électricité

CatégorieTarif (FCFA/kWh)
Basse tension (BT) – Post-paiement – Tranche sociale (0-30 kWh)60
Basse tension (BT) – Post-paiement – Tranche 31-120 kWh93
Basse tension (BT) – Post-paiement – Tranche >120 kWh130
Basse tension (BT) – Prépaiement – Tranche sociale (0-30 kWh)70
Basse tension (BT) – Prépaiement – Tranche 31-120 kWh95
Basse tension (BT) – Prépaiement – Tranche >120 kWh135
Usage non domestique (non résidentiel) en BT – Prépaiement115
Usage non domestique (non résidentiel) en BT – Post-paiement110
Éclairage public87
Moyenne tension (MT) – Usage industriel ou grande entreprise82
Zone franche82
PIA (Plateforme industrielle d’Adétikopé)50

La CEET précise que les détails des tarifs appliqués aux usages non domestiques — entreprises, services publics et autres institutions — sont disponibles dans le Journal Officiel. Elle invite les parties concernées à consulter les textes pour connaître leur grille tarifaire respective.

Source : https://togobreakingnews.info/togo-tarifs-de-lelectricite-augmentation/

Société

Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants

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En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés  dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.

Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.

La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.

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Société

RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025

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En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.

En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.

J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.

Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/

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Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère

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Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW. 

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.

« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université« 

Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.

« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse« 

Un problème qui n’est pas récent 

Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.

« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels« 

Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.

Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824

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