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Économie

Mali : Le syndicat des banques menace de bloquer les transactions de l’État

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Au Mali, le Syndicat national des assurances, des banques et des établissements financiers (Synabef) a lancé un vaste mouvement de protestation, ce lundi 10 mars, qui pourrait s’avérer très pénalisant pour l’État malien. Il  vise à protester contre le placement sous mandat de dépôt de deux banquiers dans le cadre d’une enquête de la justice malienne sur de possibles malversations. 

Rattaché à la puissante centrale Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), le Synabef appelle non seulement à des rassemblements devant les banques jusqu’au mercredi 12 mars mais a aussi et surtout décidé de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » les transferts de garantie de l’entreprise publique d’électricité Energie du Mali (EDM) et de toutes les « structures publiques et parapubliques » du pays.

A l’origine de cette mobilisation figure le placement sous mandat de dépôt de deux banquiers, la semaine dernière, dans le cadre d’une enquête de la justice malienne sur de possibles malversations. En cause, selon plusieurs sources syndicales et judiciaires : un contrat liant, depuis 2021, la société publique malienne d’électricité EDM à l’entreprise indienne Mecamidi HPP spécialisée dans la fabrication de turbines, dans le cadre d’un projet de centrale thermique pour la ville de Djenné.

Le pôle judiciaire spécialisé dans les crimes économiques et financiers soupçonne qu’ait eu lieu, à cette occasion, des malversations et des détournements de fonds publics. Six personnes ont ainsi été arrêtées, le 27 février, puis placées sous mandat de dépôt le 7 mars : deux salariés indiens de Mecamidi, un cadre d’EDM – le chef du projet en question – un sous-traitant malien et deux cadres maliens d’Ecobank. Tous ont été transférés, dimanche 9 mars, de la Maison centrale d’arrêt de Bamako vers la prison de Kenioroba, à 75 kilomètres de la capitale.

« Complicité »

À l’été 2022, Alassane Touré et Birom Diop transmettent des messages Swift – le format international utilisé pour les communications financières et interbancaires – de garanties bancaires destinées à EDM. Les deux cadres d’Ecobank se font alors le relai d’Ecobank Tanzanie, filiale du groupe, elle-même en lien avec Acumen, la banque utilisée par l’entreprise indienne Mecamidi.

Ces « garanties » sont, en fait, une sorte de caution transmise par la partie indienne. Et c’est cet acte qui vaut aujourd’hui aux deux cadres d’Ecobank d’être poursuivis pour « complicité de faux et usage de faux » et « complicité d’atteinte aux deniers publics », ce qui suscite l’indignation du Synabef qui assure que les deux hommes n’ont fait que leur métier, conformément à la règlementation bancaire et aux procédures d’Ecobank, et qu’ils ne sont, en rien, mêlés à d’éventuelles malversations. Sans se prononcer sur l’ensemble du dossier, le syndicat exige donc la libération des deux banquiers maliens.

Source : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250311-mali-pour-protester-contre-deux-inculpations-le-secteur-bancaire-menace-de-bloquer-les-transactions-de-l-%C3%A9tat

Économie

Afrique : La Commission de la CEMAC annonce la suspension temporaire de ses activités

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Alors que sa trésorerie est exsangue, la Commission économique et monétaire d’Afrique centrale annonce la suspension temporaire de ses activités.

Les réunions administratives et les missions officielles non essentielles inscrites au budget 2026 sont concernées par cette cure d’austérité.

Le budget de l’institution régionale est principalement alimenté par la Taxe communautaire d’intégration. Problème : elle peine à être transmise à la Commission. Elle n’a reçu que la moitié de cette taxe l’année dernière.

D’où l’appel lancé par son président, l’équato-guinéen Baltasar Engonga en direction des pays membres. Des Etats dont les économies sont sous perfusion.

Cette situation qui oblige la Commission de la Communauté des états d’Afrique centrale a adopté un service quasi minimum. Seules les activités jugées ‘’ hautement stratégiques’’ sont maintenues.

La persistance de la crise pourrait affecter les projets d’infrastructures régionales, entraver la libre circulation des personnes et ralentir dans la foulée, le rythme déjà peu soutenu, de l’intégration économique en Afrique centrale.

Source : https://fr.africanews.com/2026/02/08/en-difficulte-financiere-la-commission-de-la-cemac-suspend-ses-activites/

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Économie

Centrafrique : fin des vols directs entre Paris et Bangui

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Le dernier vol direct entre Paris et Bangui aura lieu le samedi 31 janvier prochain. Air France confirme la modification de sa desserte de la capitale centrafricaine, sans la justifier. En sursis depuis des mois, cette ligne, qui poursuit ensuite son chemin jusqu’à Yaoundé, ne serait pas rentable pour la compagnie qui propose des correspondances via le Cameroun.

La fin de la seule ligne directe entre Bangui et l’Europe crée beaucoup de mécontentement en Centrafrique et devient un sujet diplomatique.

Les clients potentiels avaient remarqué, depuis plusieurs semaines que le vol Paris-Bangui du samedi n’était plus réservable, à compter du 1er février.

Déjà réduite, depuis plusieurs mois, à un seul vol hebdomadaire sur une rotation incluant un stop à Yaoundé – dans le sens retour – la liaison directe s’arrête.

Air France confirme que la desserte se limitera désormais aux deux vols par semaine – mardi et jeudi – déjà opérés en partenariat avec Afrijet FlyGabon entre Yaoundé et Bangui, en correspondance avec les rotations entre Paris et la capitale camerounaise.

Lire la suite sur : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260118-centrafrique-compagnie-aérienne-air-france-cesse-les-vols-directs-entre-paris-et-bangui

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Économie

Maroc : 20 millions de touristes accueillis en 2025

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Le Maroc a annoncé lundi que le nombre de touristes ayant visité le pays en 2025 a atteint environ 20 millions, établissant ainsi un nouveau record.

Dans un communiqué, le ministère du Tourisme a indiqué que le Royaume a enregistré l’entrée d’environ 19,8 millions de touristes au cours de l’année écoulée, soit une hausse de 14 % par rapport à 2024.

Le ministère a souligné que ce chiffre « confirme la trajectoire positive et continue du secteur touristique et l’entrée dans une nouvelle phase de son développement ».

La ministre du Tourisme, Fatima-Zahra Ammor, a déclaré que l’accueil d’environ 20 millions de touristes au cours de l’année « reflète la transformation profonde du tourisme marocain, grâce à la vision éclairée du roi Mohammed VI ».

Elle a ajouté, selon le communiqué, que « le secteur touristique est devenu plus efficace et plus durable, avec un impact positif au niveau local ».

Lire la suite sur https://www.aa.com.tr/fr/afrique/près-de-20-millions-le-maroc-enregistre-un-nombre-record-de-touristes-en-2025/3790948

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