Politique
Togo : Les résultats officiels des élections sénatoriales proclamés ce 24 février
Les résultats officiels des élections sénatoriales du 15 février seront proclamés le 24 février prochain par la Cour constitutionnelle.
41 sièges étaient à pourvoir.
Selon les résultats provisoires, le parti présidentiel a obtenu 34 des 41 sièges de sénateurs, a annoncé la commission électorale, dimanche 16 février, au lendemain du vote qui constituait la dernière étape de la mise en œuvre d’une réforme constitutionnelle vivement critiquée par l’opposition. « Nous allons transmettre ces résultats provisoires sans délai à la Cour constitutionnelle, qui est seule habilitée à donner les résultats définitifs », a déclaré Dago Yabré, le président de la commission électorale, après l’annonce des résultats à Lomé.
La mise en place du Sénat est la dernière étape avant la mise en application de la nouvelle Constitution promulguée en mai par le président de la République, Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 à la suite de son père, resté près de trente-huit ans à la tête du pays. Elle abolit l’élection du chef de l’Etat au suffrage universel et institue un régime parlementaire : la fonction de président de la République sera purement honorifique et l’exercice effectif du pouvoir sera assuré par un président du conseil qui doit être le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale.
Il s’agit en l’occurrence de Faure Gnassingbé, dont le parti, l’Union pour la République (Unir), a largement remporté les élections législatives d’avril (avec 108 sièges sur 113), et qui pourra être désigné président du conseil une fois le Sénat installé. Députés et sénateurs éliront le président de la République. L’opposition et la société civile critiquent cette réforme qui permet, selon eux, à Faure Gnassingbé de se maintenir indéfiniment au pouvoir, tandis que l’ancienne Constitution ne lui permettait que de briguer un dernier mandat en 2025. Le camp présidentiel affirme que ce changement constitutionnel assure plus de représentativité. Le Sénat sera composé de 61 membres au total, dont 20 seront désignés par le président du conseil.
Au total, 1 527 conseillers municipaux et 179 conseillers régionaux étaient appelés à élire les sénateurs samedi. Le scrutin a été boycotté par certains grands partis de l’opposition, dont l’Alliance nationale pour le changement, les Forces démocratiques pour la République et la Dynamique pour la majorité du peuple (regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile). L’Alliance des démocrates pour le développement intégral, chef de file de l’opposition, a pris part au scrutin et n’a remporté qu’un seul siège. Six autres sièges reviennent à des petits partis.
Politique
Sénégal : La Cour suprême saisie pour réviser le procès Ousmane Sonko
Le procureur général près la Cour suprême du Sénégal a officiellement saisi la haute juridiction d’une demande de révision de l’arrêt ayant condamné le leader de Pastef, Ousmane Sonko, condamnation qui avait entraîné son exclusion de la Présidentielle de 2024, a révélé, mercredi, le journal Libération.
La requête, déposée le 31 décembre 2025, vise à ce que la Cour suprême annule l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar du 8 mai 2023 et renvoie M. Sonko devant une autre Cour d’appel pour être jugé à nouveau sur les chefs de diffamation et d’injures publiques, à la suite de la saisine du Garde des Sceaux, ministre de la Justice. La balle est désormais dans le camp de la haute juridiction, qui statuera après examen des observations des parties.
Cette procédure fait suite au procès initial opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang, alors ministre du Tourisme, pour des déclarations de Sonko sur des détournements de fonds liés au Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). En mars 2023, le Tribunal de grande instance de Dakar avait reconnu Sonko coupable, le condamnant à une peine de prison avec sursis et au versement de 200 millions de francs CFA à M. Niang. La Cour d’appel avait confirmé cette décision en mai 2023, et la Cour suprême l’avait définitivement validée en juillet 2025, entraînant l’inéligibilité de Sonko à la présidentielle.
Le collectif d’avocats de M. Sonko avait annoncé en décembre dernier le dépôt de ce recours en révision, soulignant que cette démarche constitue une « espérance pour le peuple sénégalais et la diaspora ».
Me Ciré Clédor Ly, l’un des avocats, a dénoncé ce qu’il considère comme « l’une des plus grandes conspirations de l’histoire du Sénégal », évoquant des violations du droit à un procès équitable et l’empressement du Conseil constitutionnel à invalider la candidature de Sonko sur la base d’une décision non définitive. Il a affirmé que Sonko reste électeur et éligible, et que la révision permettrait d’annuler la condamnation dans son intégralité et d’ouvrir le droit à réparation.
Le collectif d’avocats estime que ce procès était « d’une nature politico-judiciaire exceptionnelle », et qu’une acceptation de la révision serait inédite au Sénégal, car elle ne concernerait pas seulement une erreur judiciaire mais une conspiration qui a terni l’image de la justice nationale.
Source : https://fr.apanews.net/news/senegal-la-cour-supreme-saisie-pour-reviser-le-proces-sonko/
Politique
Côte d’Ivoire: reprise du procès de l’attaque jihadiste de Kafolo
En Côte d’Ivoire, le procès des attaques survenues contre un poste de contrôle à Kafolo, en juin 2020, a repris, ce lundi 5 janvier. Quatorze militaires y avaient perdu la vie. Quarante-cinq prévenus sont poursuivis par la Chambre anti-terroriste pour, notamment, « actes terroristes ». Parmi eux : un commerçant soupçonné d’avoir aidé son fils en fuite et considéré comme l’un des auteurs présumés de l’attaque.
Monsieur Sangaré se présente comme un commerçant de Bouna. Il affirme être délégué consulaire du Burkina Faso. À ses côtés, sa femme, également incarcérée. Tous deux sont accusés d’avoir soutenu leur fils, Boukari Sangaré, présenté comme un auteur présumé des attaques de Kafolo, mais en fuite.
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Politique
RD Congo : 15 soldats rwandais arrêtés dans l’est du pays
L’armée congolaise a annoncé l’arrestation de 15 soldats rwandais présents illégalement sur son territoire, alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali persistent
Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), 15 soldats rwandais présents illégalement sur le territoire ont été arrêtés, a rapporté l’armée congolaise.
Selon un communiqué des Forces armées de la RDC (FARDC), ces arrestations ont eu lieu lors d’opérations menées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les soldats rwandais ont été placés en détention et des procédures judiciaires ont été engagées à leur encontre.
Le communiqué qualifie l’incident de « grave violation de la souveraineté nationale » et accuse le Rwanda de poursuivre ses actions agressives malgré l’accord de paix signé entre les deux pays.
Les présidents de la RDC et du Rwanda s’étaient rencontrés à Washington le 4 décembre 2025, sous médiation américaine, pour signer un accord de paix visant à mettre fin aux hostilités et à réduire les tensions entre les deux parties.
Crise RDC-Rwanda
L’actuelle crise entre la RDC et le Rwanda est principalement liée au groupe rebelle appelé Mouvement du 23-Mars (M23).
Né de la rupture de l’accord de paix du 23 mars 2009, le M23, aussi connu sous le nom d’« Armée révolutionnaire du Congo », est composé majoritairement de Tutsis, la même ethnie que le président rwandais Paul Kagame.
Depuis le début de 2025, les attaques du M23 ont permis au groupe de prendre le contrôle de plusieurs régions, notamment Goma, la capitale du Nord-Kivu.
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