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Société

Bénin : Lancement de la plateforme « My Afro Origins » pour les Afro-descendants

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Les Afro-descendants peuvent désormais formuler leur demande de reconnaissance de nationalité béninoise en ligne. L’Etat béninois a annoncé le 4 juillet 2025, le lancement de www.myafroorigins.bj, une plateforme dédiée à la procédure d’obtention dudit document.

La plateforme “My Afro Origins” offre une interface multilingue aux Afro-descendants qui souhaitent demander et obtenir la nationalité béninoise. Les demandeurs peuvent remplir les formalités administratives dans une des langues qu’ils maîtrisent  : français, anglais, portugais et espagnol. 

La plateforme leur permet aussi “d’effectuer le paiement des frais de traitement qui sont de 100 USD et de suivre l’avancement de la procédure via un compte personnel” selon un communiqué du gouvernement béninois.

Une nouvelle étape du droit au retour

Avec le lancement de cette plateforme, l’Etat béninois franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de son projet de reconnaissance de la nationalité béninoise aux afro-descendants. Cette avancée intervient des mois après le vote et la promulgation de la loi n°2024-31 du 2 septembre 2024 y relative. 

Le document consacre, pour la première fois dans l’histoire juridique du pays, le droit au retour et à la citoyenneté pour les descendants d’Africains subsahariens déportés hors du continent africain durant la traite des Noirs et le commerce triangulaire. En ouvrant le chemin de la nationalité béninoise aux Afro-descendants, nous honorons un principe fondamental : celui du droit au retour” selon Yvon Detchenou, ministre de la Justice et de la législation du Bénin.

A travers cette initiative, le Bénin veut retisser les liens avec ses enfants dispersés à travers le monde. Le pays se positionne ainsi comme une terre d’accueil, de mémoire et d’avenir pour les afro-descendants.

Ambition gouvernementale

Le 08 mai 2024, le gouvernement annonçait son désir de faire du Bénin une terre d’avenir pour les Afro-descendants.  Le projet de loi visant à reconnaître la nationalité béninoise à ces personnes justifiant d’une origine africaine, introduit à l’Assemblée nationale, a été voté le 30 juillet par les députés.

Le président Patrice Talon promulgue la loi le 02 septembre 2024. Soit environ un mois après son vote à l’Assemblée nationale.

Il ne manquait qu’un décret pour acter la mise en application de ladite loi et faire profiter cette loi aux Afro-descendants. Chose faite désormais. Le gouvernement a adopté en conseil des ministres du 20 novembre 2024, les modalités d’obtention de la nationalité béninoise par reconnaissance.

Loin d’être un simple outil administratif, My Afro Origins se veut le symbole d’un dialogue renoué entre une nation et les fragments de sa mémoire dispersés aux quatre coins du monde. Le Bénin devient ainsi le premier pays de l’espace francophone à initier une telle politique de reconnaissance identitaire, dans la droite ligne de la diplomatie mémorielle prônée par le président de la République.

Le Bénin, terre d’origine et d’avenir

Avec My Afro Origins, le Bénin entend se positionner comme un pays-pivot entre l’Afrique et ses diasporas. Une vision ambitieuse, qui s’inscrit dans une tendance globale où plusieurs États africains – notamment le Ghana, le Sénégal ou le Rwanda – cherchent à retisser les fils coupés par l’Histoire. Ce pari sur l’avenir ouvre aussi des perspectives culturelles, économiques et humaines inédites.

Source : https://srtb.bj/afro-descendants-les-conditions-pour-obtenir-la-nationalite-beninoise/

Société

Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants

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En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés  dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.

Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.

La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.

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Société

RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025

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En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.

En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.

J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.

Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/

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Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère

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Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW. 

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.

« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université« 

Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.

« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse« 

Un problème qui n’est pas récent 

Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.

« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels« 

Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.

Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824

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