Politique
Nigéria : L’armée élimine le chef jihadiste Amir Abu Fatima à Borno
Une opération menée par les forces spéciales de l’armée nigériane, dans le cadre de la lutte contre Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), a permis d’éliminer un haut commandant djihadiste recherché et plusieurs de ses lieutenants dans l’État de Borno.
Les Forces armées nigérianes ont annoncé avoir éliminé le 30 mai 2025 l’un des principaux chefs de la branche de Boko Haram liée à l’Etat islamique plus connue sous le nom d’ISWAP, Amir Abu Fatima, lors d’une frappe de précision menée par les forces spéciales opérant dans le cadre de l’opération Hadin Kai dans l’axe Kukawa, au nord de l’État de Borno.
Selon un communiqué parvenu à APA, cette opération s’est appuyée sur des renseignements jugés crédibles et visait spécifiquement Abu Fatima, un commandant de haut rang considéré comme l’un des cerveaux des attaques récurrentes dans le bassin du lac Tchad. Il faisait l’objet d’une prime de 100 millions de nairas (environ 63 000 dollars américains) pour sa capture, vivant ou mort.
« Au cours d’un échange intense de tirs, Abu Fatima a été mortellement blessé. Son adjoint direct, plusieurs experts en explosifs ainsi que plusieurs autres combattants ont également été neutralisés », ont précisé les Forces armées du Nigéria.
Les soldats ont récupéré sur place plusieurs fusils d’assaut AK-47, des chargeurs, des munitions de différents calibres et des matériaux destinés à la fabrication d’engins explosifs improvisés (EEI). Aucun soldat nigérian n’a été blessé lors de l’opération, ont ajouté les autorités militaires.
Cette frappe, qualifiée de « succès majeur » par l’état-major nigérian, constitue un revers significatif pour les groupes jihadistes actifs dans le nord-est du pays. Elle s’inscrit dans une série d’opérations ciblées visant à démanteler les structures de commandement de Boko Haram et de sa faction rivale l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
« Cette action renforce notre engagement indéfectible à restaurer la paix dans le Nord-Est », a affirmé l’armée nigériane dans son communiqué.
Source : https://fr.apanews.net/news/nigeria-larmee-affirme-avoir-tue-un-chef-jihadiste-diswap/
Politique
Sierra Leone : Journée nationale du Souvenir
La Sierra Leone a commémoré pour la première fois de son histoire sa première Journée nationale du souvenir en l’honneur des victimes de la guerre civile qui a dévasté le pays de 1991 à 2002.
Dans un discours à la nation, Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone, appelle le pays à trouver la grâce de guérir complètement, de restaurer la dignité et d’aller de l’avant ensemble .
Pour la première fois dans notre histoire, nous nous réunissons en ce jour unique pour commémorer notre guerre civile et le lourd tribut que notre pays a payé pour la paix. À partir d’aujourd’hui, le 18 janvier appartient à tous les Sierra-Léonais. À toutes les victimes et à tous les survivants, je ne peux vous demander d’oublier. Je vous demande seulement, à votre rythme et à votre manière, de permettre à notre nation de trouver la grâce de guérir complètement, de restaurer sa dignité et d’aller de l’avant ensemble.
Ce conflit, considéré comme l’un des plus brutaux de l’histoire contemporaine, a fait environ 120 000 morts et des milliers de blessés ou de mutilés avant de prendre officiellement fin le 18 janvier 2002. Cette journée du souvenir fait partie des recommandations de la Commission vérité et réconciliation. Une initiative saluée par l’Association des amputés et des blessés de guerre de la Sierra Leone. Marquée désormais dans les annales du pays, cette journée du souvenir est pour le président de la République, l’occasion de comprendre le chaos et travailler à ce qu’il ne se répète jamais.
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Politique
Bénin: l’opposition dénonce «un Parlement monocolore»
Au Bénin, avant même la proclamation des résultats définitifs des législatives du 11 janvier 2026, le spectre d’une Assemblée nationale sans opposition suscite déjà des réactions. En attendant les résultats définitifs, l’expression « Parlement monocolore » refait surface dans ce pays jadis cité comme modèle de pluralisme démocratique en Afrique.
Les chiffres provisoires annoncés par la Commission nationale électorale autonome (Cena) du Bénin n’attribuent pas de siège pour Les Démocrates, principal parti d’opposition, et pour les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), opposition modérée. Les 109 sièges de la prochaine législature se répartissent exclusivement entre le Bloc républicain (BR) et Union progressiste le renouveau (UP-R), deux formations du pouvoir. Ce tableau rappelle 2019, lorsque seuls des élus du camp du président Patrice Talon avaient accédé au Parlement.
Les partis politiques attendent désormais les résultats définitifs pour réagir officiellement. Néanmoins, quelques responsables ont déjà pris position. C’est le cas de Nadine Okoumassou des Démocrates, candidate malheureuse lors de ce scrutin. Elle a dénoncé dimanche sur un média local l’absence de l’opposition au sein de l’hémicycle pour la prochaine législature en ces termes : « Un Parlement monocolore, des hommes sous ordres. Comment un législateur peut contrôler l’action d’un gouvernement auquel il appartient ? L’Assemblée nationale ne saurait être une caisse de résonnance. »
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Politique
Soudan : la Radiotélévision d’État transformée en prison
« Les Forces de soutien rapide m’ont retenu ici en captivité pendant 29 jours, dans des conditions extrêmement difficiles », a déclaré le médecin Adil Muhammed Mekki, détenu à la Radiotélévision d’État
À la suite du déclenchement des combats au Soudan le 15 avril 2023, plusieurs bâtiments symboliques de la capitale Khartoum, longtemps contrôlés par les Forces de soutien rapide (FDS), ont été gravement endommagés, tandis que certaines institutions publiques ont été transformées en casernes militaires et en prisons.
Après la prise de contrôle par les FDS, environ 7 millions de personnes ont fui l’État de Khartoum, qui compte quelque 15 millions d’habitants.
À Khartoum, la Banque centrale du Soudan est devenue inutilisable, et les billets de banque ont été changés afin d’empêcher leur utilisation par les FDS.
Alors que les retours se poursuivent dans la capitale, où mosquées et hôtels de luxe ont également été réduits en ruines, de nombreux bâtiments attendent encore des travaux de réparation.
Parmi les premières cibles des attaques menées par les FDS en avril 2023 figurait la Radiotélévision d’État soudanaise, une institution à l’histoire ancienne.
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