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Société

Zimbabwe : Le journaliste Blessed Mhlanga maintenu en détention

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Blessed Mhlanga, journaliste zimbabwéen de la chaîne de télévision en ligne HStv poursuivi après l’interview d’une personnalité critique du président Emmerson Mnangagwa, s’est vu refuser vendredi 28 février sa remise en liberté sous caution par un tribunal d’Harare. En détention depuis son arrestation, lundi, il est accusé d’incitation à la violence.

Son arrestation est intervenue après des entretiens parus les 27 janvier et 11 février avec Blessed Geza, un vétéran de l’indépendance, membre du parti au pouvoir ZANU-PF et qui a suggéré que le président devrait démissionner, sinon la population « va utiliser la loi comme elle peut » pour qu’il parte.

« Il est clair que le message envoyé incite à la violence », a déclaré le juge Farai Gwatima, en annonçant sa décision de ne pas libérer sous caution M. Mhlanga, 44 ans, qui doit être jugé le 14 mars. « Une libération du prévenu causerait des troubles dans le pays et menace la paix et la sécurité », a-t-il précisé.

Emmerson Mnangagwa, 82 ans, est à la tête du Zimbabwe depuis 2017, après que son prédécesseur, l’autocratique héros de l’indépendance Robert Mugabe, a été chassé du pouvoir avec le soutien de l’armée par un coup d’Etat qui a mis fin à trente-sept ans de pouvoir sans partage. Il termine son deuxième mandat en 2028 et la Constitution l’empêche de briguer un troisième, mais une branche de son parti ZANU-PF pousse afin qu’il reste davantage.

Dans un commentaire sur HStv, M. Geza a estimé, s’adressant au président : « Nous vous demandons de nous laisser en paix car, sinon, la population va utiliser la loi comme elle peut selon la Constitution pour vous faire partir ». La police cherche aussi à arrêter M. Geza, dont elle a déjà arrêté l’épouse, alors que celui-ci se cache.

Source : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/02/28/au-zimbabwe-maintien-en-prison-du-journaliste-auteur-d-une-interview-d-une-personnalite-critique-du-pouvoir_6569774_3212.html

Société

RD Congo : Au moins 200 morts dans l’effondrement d’une mine de coltan

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Une série de glissements de terrain a frappé une mine contrôlée par des milices en République démocratique du Congo. L’effondrement a enseveli des personnes vivantes et fait plusieurs morts.

Selon des témoins une partie d’un versant dans la zone minière de Rubaya s’était effondrée mercredi après-midi. Un deuxième glissement de terrain s’est produit jeudi matin.

« Il a plu, puis il y a eu un glissement de terrain qui a emporté des gens. [ …]Certains ont été engloutis, d’autres sont morts dans les puits. Beaucoup sont encore coincés à l’intérieur. » , a révélé Franck Bolingo, mineur.

Vendredi, des dizaines de chiffonniers continuaient à creuser à la pelle sur le vaste site.

Depuis sa résurgence en 2021, le groupe M23 s’est emparé de vastes étendues de l’est de la RDC, riche en ressources, et a pris le contrôle de la mine de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu, en avril 2024, avec l’aide du Rwanda.

La mine de Rubaya produit entre 15 et 30 % de l’approvisionnement mondial en coltan, un minerai essentiel à la fabrication d’appareils électroniques tels que les ordinateurs portables et les téléphones mobiles.

Selon les experts des Nations Unies, le M23 a mis en place une administration parallèle à l’État congolais afin de réglementer l’exploitation de la mine de Rubaya depuis sa prise de contrôle.

Les experts estiment que le M23 tire environ 800 000 dollars par mois de la mine grâce à une taxe de sept dollars par kilo sur la production et la vente de coltan.

Les experts de l’ONU accusent également le Rwanda, qui nie fournir un soutien militaire au M23, d’utiliser la milice pour détourner les richesses minérales de la RDC.

Outre le fait qu’elle contient entre 60 et 80 % du coltan mondial, la partie orientale de la RDC abrite également de vastes réserves d’or et d’étain.

Plusieurs sociétés minières internationales ont temporairement suspendu leurs activités dans l’est du pays en raison de l’avancée du M23.

Source : https://fr.africanews.com/2026/01/31/rdc-un-glissement-de-terrain-meurtrier-frappe-un-site-minier/

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Afrique : plus de 100 morts dans des inondations dévastatrices au Mozambique

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L’Afrique du Sud a décrété officiellement ce dimanche l’état de catastrophe nationale face aux inondations meurtrières et destructrices qui frappent depuis décembre le pays. Le Zimbabwe et surtout le Mozambique déplorent également des victimes. Selon le dernier bilan dressé par Maputo, rien qu’au Mozambique plus de 100 personnes sont mortes dans diverses circonstances du fait des intempéries.

Des pluies sont encore attendues, des centres d’hébergements d’urgence sont bondés selon Guy Taylor de l’Unicef Mozambique. Et tout le monde n’a pas encore pu être mis à l’abri. « Beaucoup de gens sont encore complètement isolés et attendent des secours. Beaucoup sont coupés des services essentiels dont ils dépendent. Or, les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère ont besoin d’aliments thérapeutiques immédiatement. »

Des soins d’autant plus nécessaires que les inondations accentuent le risque sanitaire : « Le Mozambique connaissait déjà des cas de choléra dans de nombreuses régions, et il est donc très probable que cette inondation accélère sa propagation et celle d’autres maladies, rappelle Guy Taylor. Il est essentiel que nous intervenions dès maintenant pour aider les gens à avoir accès à de l’eau potable. Il faut un accès à des services de santé pour que les enfants puissent être traités et recevoir des vaccinations cruciales ».

Des milliers d’hectares de champs inondés

Pour ne rien arranger, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) cité par Associated Press, 70 000 hectares de champs ont été inondés. « La majorité des gens au Mozambique dépendent d’une agriculture de subsistance. Il est probable que des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes verront leur sécurité alimentaire gravement menacée par ces inondations. »

Lire la suite sur https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260119-afrique-australe-plus-de-100-morts-au-mozambique-dans-des-inondations-dévastatrices 



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Société

Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants

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En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés  dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.

Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.

La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.

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