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Économie

Côte d’Ivoire : Les opérateurs Orange, MTN et Moov Africa condamnés à 13 milliards FCFA d’amende

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L’ARTCI a sanctionné Orange, MTN et Moov Africa à hauteur de 13 milliards FCFA pour manquements à la qualité de service. Ces amendes seront converties en investissements pour renforcer la connectivité nationale.

L’Autorité de Régulation des Télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI) a infligé de lourdes sanctions aux trois opérateurs mobiles du pays. 

Orange CI, MTN CI et Moov Africa CI devront s’acquitter d’une amende globale de 13 173 812 558 FCFA pour manquements à leurs obligations de qualité de service en 2021, a annoncé le Régulateur dans un communiqué publié ce dimanche 23 février 2025. 

Des sanctions financières pour des manquements répétés

Par la décision n°2022-0805 du Conseil de Régulation de l’ARTCI, adoptée le 12 décembre 2022, Orange CI, MTN CI et Moov Africa CI ont été sanctionnés pour manquement à leurs obligations de qualité de service. 

Les amendes s’élèvent à 7 003 971 202 FCFA pour Orange CI, 3 274 358 776 FCFA pour MTN CI et 2 895 482 580 FCFA pour Moov Africa CI, soit un total de plus de 13 milliards FCFA.

Ces pénalités, qui résultent d’évaluations de la qualité de service des réseaux mobiles, mettent en évidence des défaillances persistantes affectant l’expérience des utilisateurs.

Face aux défis de connectivité dans plusieurs zones du pays, l’ARTCI et le Ministère de la Transition Numérique et de la Digitalisation ont engagé des discussions avec les opérateurs pour une affectation stratégique de ces fonds.

Des sanctions converties en investissements

Plutôt que de verser directement ces amendes au Trésor public, le gouvernement a proposé aux opérateurs d’investir ces montants dans le déploiement de nouvelles infrastructures télécoms.

Ainsi, dans le cadre du Programme National de Connectivité Rurale (PNCR), qui associe l’ARTCI, l’Agence Nationale du Service Universel des Télécommunications (ANSUT) et les opérateurs, un plan de développement ambitieux a été mis en place.

« Cette initiative illustre l’engagement de l’État, à travers le Ministère de la Transition Numérique et de la Digitalisation, ainsi que des parties prenantes, l’ARTCI, l’ANSUT et les opérateurs, à accélérer l’inclusion numérique et garantir un accès de qualité pour tous aux communications électroniques », souligne le communiqué officiel.

Les accords transactionnels ont été finalisés en novembre 2024 avec Moov Africa CI et MTN CI, puis en février 2025 avec Orange CI.

Ces accords prévoient notamment le déploiement de 240 micro-sites radioélectriques pour couvrir les localités prioritaires non desservies, l’extension des réseaux mobiles et Internet dans les régions du Nord, du Centre et de l’Ouest, ainsi que le suivi et l’évaluation des engagements à travers des comités de contrôle mis en place par l’ARTCI et ses partenaires.

Mesures correctives

Cette sanction s’inscrit dans une longue série de mesures correctives imposées par l’ARTCI. Déjà en juillet 2024, sous l’impulsion du gouvernement et du Premier ministre Robert Beugré Mambé, les opérateurs avaient été contraints d’accepter ces pénalités, après des négociations tendues.

Les trois acteurs dominants du marché, Orange CI (48,6 % des parts de marché, dirigé par Mamadou Bamba), MTN CI (32,2 %, sous la houlette de Djibril Ouattara) et Moov Africa CI (19,2 %, géré par Lhoussaine Oussalah), avaient alors plaidé pour une solution alternative, aboutissant à cette conversion des amendes en investissements stratégiques.

Avec cette décision, le gouvernement espère réduire la fracture numérique en améliorant l’accès à la téléphonie mobile et à Internet, tout en renforçant l’obligation de qualité de service imposée aux opérateurs.

Source : https://www.linfodrome.com/economie/106574-cote-d-ivoire-orange-mtn-et-moov-condamnes-a-payer-13-milliards-fcfa-d-amende

Économie

Afrique – Uemoa : La BCEAO baisse ses taux directeurs de 25 points de base

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Le principal taux directeur auquel la Banque centrale prête ses ressources aux banques passe de 3,25 % à 3 %.

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a décidé de réduire de 25 points de base ses principaux taux directeurs à compter du 16 mars 2026, à l’issue de la première session ordinaire de l’année de son Comité de politique monétaire (CPM), tenue mardi à Dakar.

Dans le détail, le principal taux directeur auquel la Banque centrale prête ses ressources aux banques passe de 3,25 % à 3 %, tandis que le taux d’intérêt sur le guichet de prêt marginal est ramené de 5,25 % à 5 %, a expliqué le Gouverneur de la Bceao, Jean-Claude Kassi Brou.

En revanche, le coefficient des réserves obligatoires applicable aux établissements assujettis de l’Union est maintenu à 3 %.

Selon le Président du CPM, cette baisse « devrait contribuer à consolider l’assouplissement des conditions de financement de l’activité économique » au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

La décision intervient dans un contexte marqué par une poursuite du repli des prix. Au quatrième trimestre 2025, le taux d’inflation est ressorti à -0,8 %, après -1,4 % le trimestre précédent.

Cela est notamment dû au recul des prix des produits alimentaires, favorisé par une bonne disponibilité des denrées locales et la baisse des coûts des principaux produits importés.

En moyenne annuelle, l’inflation a été nulle en 2025 et devrait remonter progressivement à 1,4 % en 2026, même si la Bceao souligne que la résurgence de tensions géopolitiques pourrait entraîner des pressions haussières sur les prix.

Sur le plan de l’activité, la croissance économique de l’Union s’est établie à 6,7 % en 2025, après 6,2 % en 2024, portée par les performances de la campagne agricole, des services ainsi que des industries extractives et manufacturières.

Pour 2026, le PIB réel progresserait de 6,4 %, soutenu par une demande intérieure robuste et la bonne tenue des productions extractives et agricoles.

Les crédits à l’économie ont, pour leur part, augmenté de 5,6 % en 2025, traduisant un renforcement graduel du financement bancaire.

Les échanges extérieurs se sont également améliorés, grâce à la hausse des exportations de produits pétroliers, d’or et de cacao, conjuguée à la baisse des coûts des produits alimentaires et énergétiques importés et à une mobilisation accrue des ressources extérieures par les États membres.

Tout en amorçant cet assouplissement monétaire, le Comité de politique monétaire « continuera d’accorder une vigilance particulière aux risques pesant sur l’évolution des prix » et « prendra, si nécessaire, les mesures idoines pour assurer la stabilité monétaire et financière de l’Union », a assuré Jean-Claude Kassi Brou.

Source : https://fr.apanews.net/integration/uemoa-la-bceao-abaisse-ses-taux-directeurs-de-25-points-de-base/

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Économie

Afrique : La Commission de la CEMAC annonce la suspension temporaire de ses activités

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Alors que sa trésorerie est exsangue, la Commission économique et monétaire d’Afrique centrale annonce la suspension temporaire de ses activités.

Les réunions administratives et les missions officielles non essentielles inscrites au budget 2026 sont concernées par cette cure d’austérité.

Le budget de l’institution régionale est principalement alimenté par la Taxe communautaire d’intégration. Problème : elle peine à être transmise à la Commission. Elle n’a reçu que la moitié de cette taxe l’année dernière.

D’où l’appel lancé par son président, l’équato-guinéen Baltasar Engonga en direction des pays membres. Des Etats dont les économies sont sous perfusion.

Cette situation qui oblige la Commission de la Communauté des états d’Afrique centrale a adopté un service quasi minimum. Seules les activités jugées ‘’ hautement stratégiques’’ sont maintenues.

La persistance de la crise pourrait affecter les projets d’infrastructures régionales, entraver la libre circulation des personnes et ralentir dans la foulée, le rythme déjà peu soutenu, de l’intégration économique en Afrique centrale.

Source : https://fr.africanews.com/2026/02/08/en-difficulte-financiere-la-commission-de-la-cemac-suspend-ses-activites/

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Économie

Centrafrique : fin des vols directs entre Paris et Bangui

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Le dernier vol direct entre Paris et Bangui aura lieu le samedi 31 janvier prochain. Air France confirme la modification de sa desserte de la capitale centrafricaine, sans la justifier. En sursis depuis des mois, cette ligne, qui poursuit ensuite son chemin jusqu’à Yaoundé, ne serait pas rentable pour la compagnie qui propose des correspondances via le Cameroun.

La fin de la seule ligne directe entre Bangui et l’Europe crée beaucoup de mécontentement en Centrafrique et devient un sujet diplomatique.

Les clients potentiels avaient remarqué, depuis plusieurs semaines que le vol Paris-Bangui du samedi n’était plus réservable, à compter du 1er février.

Déjà réduite, depuis plusieurs mois, à un seul vol hebdomadaire sur une rotation incluant un stop à Yaoundé – dans le sens retour – la liaison directe s’arrête.

Air France confirme que la desserte se limitera désormais aux deux vols par semaine – mardi et jeudi – déjà opérés en partenariat avec Afrijet FlyGabon entre Yaoundé et Bangui, en correspondance avec les rotations entre Paris et la capitale camerounaise.

Lire la suite sur : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260118-centrafrique-compagnie-aérienne-air-france-cesse-les-vols-directs-entre-paris-et-bangui

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