Société
Tunisie : Onze ressortissants russes suspectés d’activités terroristes
Les onze citoyens russes arrêtés en Tunisie en novembre 2024 sont suspectés d’avoir participé à des « activités terroristes », a annoncé, jeudi 30 janvier 2025, l’ambassade russe dans le pays, les motifs de leur détention n’ayant jusqu’alors pas été communiqués.
« Les raisons de la détention de nos compatriotes restent des soupçons d’implication dans des activités terroristes », a déclaré l’ambassade, citée par les agences de presse Tass et Ria Novosti.
Elle n’a pas détaillé ces accusations, mais affirmé qu’aucune personne n’avait encore été inculpée dans cette affaire aux contours flous.
L’ambassade russe en Tunisie avait annoncé en fin d’année dernière l’arrestation de ces ressortissants, sans en préciser la raison.
Ces onze Russes s’étaient rendus à Haïdra afin d’étudier les « traditions locales », selon Tass. Cette localité, située dans une région frontalière avec l’Algérie, ne fait pas partie des circuits touristiques classiques, même si un site archéologique s’y trouve.
« Selon les forces de l’ordre, les détenus avaient en leur possession des équipements qui ne correspondent pas aux buts touristiques déclarés », a souligné jeudi l’ambassade, là encore sans plus de précisions. Elle a toutefois dit ne pas exclure que l’affaire soit « reclassée pour des motifs moins graves ».
Les suspects ont été interrogés à plusieurs reprises mais aucune date d’audience au tribunal n’a été fixée, selon cette même source.
Il faut « beaucoup de temps » pour traiter et traduire « l’important volume de matériel audiovisuel » reçu par les forces de l’ordre, a précisé l’ambassade. La nature de ces contenus n’était pas claire dans l’immédiat.
Société
Afrique : plus de 100 morts dans des inondations dévastatrices au Mozambique
L’Afrique du Sud a décrété officiellement ce dimanche l’état de catastrophe nationale face aux inondations meurtrières et destructrices qui frappent depuis décembre le pays. Le Zimbabwe et surtout le Mozambique déplorent également des victimes. Selon le dernier bilan dressé par Maputo, rien qu’au Mozambique plus de 100 personnes sont mortes dans diverses circonstances du fait des intempéries.
Des pluies sont encore attendues, des centres d’hébergements d’urgence sont bondés selon Guy Taylor de l’Unicef Mozambique. Et tout le monde n’a pas encore pu être mis à l’abri. « Beaucoup de gens sont encore complètement isolés et attendent des secours. Beaucoup sont coupés des services essentiels dont ils dépendent. Or, les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère ont besoin d’aliments thérapeutiques immédiatement. »
Des soins d’autant plus nécessaires que les inondations accentuent le risque sanitaire : « Le Mozambique connaissait déjà des cas de choléra dans de nombreuses régions, et il est donc très probable que cette inondation accélère sa propagation et celle d’autres maladies, rappelle Guy Taylor. Il est essentiel que nous intervenions dès maintenant pour aider les gens à avoir accès à de l’eau potable. Il faut un accès à des services de santé pour que les enfants puissent être traités et recevoir des vaccinations cruciales ».
Des milliers d’hectares de champs inondés
Pour ne rien arranger, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) cité par Associated Press, 70 000 hectares de champs ont été inondés. « La majorité des gens au Mozambique dépendent d’une agriculture de subsistance. Il est probable que des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes verront leur sécurité alimentaire gravement menacée par ces inondations. »
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Société
Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants
En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.
Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.
La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.
Société
RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025
En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.
En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.
J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.
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